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Sir George Airy

Nécrologie publiée dans La Science Illustrée N°221 du 20 février 1892

Mis en ligne par Denis Blaizot le samedi 14 février 2009

Sir George Airy

Au commencement du mois de janvier s’est éteint un astronome anglais éminent, président de la Société Royale, sir George-Biddell Airy, âgé de quatre­ vingt-dix ans.

Il naquit à Ainwick (Northumberland) en 1801 et fit ses premières études à Colchester. A dix-huit ans il entra au collège de Cambridge, où il fut vite remarqué comme un travailleur acharné et une intelligence supérieure ; à vingt-trois ans il était agrégé. Son aptitude spéciale pour les études astronomiques se montrait déjà et dès cette époque il avait publié quelques notes sur les théories lunaires et planétaires, la Forme de la terre et la Théorie des ondulations de la lumière. En 1826 il obtint une chaire de sciences physiques, deux ans plus tard fut nommé directeur de l’Observatoire de Cambridge qui venait d’être construit. Cet établissement, qu’il organisa en entier, qu’il fournit d’instruments et de méthodes nouvelles devint, sous son habile direction, un des premiers établissements d’astronomie d’Angleterre.

En 1835, il succéda comme astronome royal à John Pond et jusqu’en 1881 il resta directeur de l’Observatoire de Greenwich où il introduisit de nouveaux instruments et de nouvelles méthodes d’observation. L’Observatoire lui doit entre autres un altazimuth et un grand équatorial. Tous les instruments étaient construits d’après ses plans et sous sa haute direction. Pendant tout le temps de sa direction, grâce à la régularité absolue observée dans tous les détails, l’Observatoire ressemblait à une vaste machine dont tous les mouvements étaient prévus et minutieusement contrôlés.

De 1853 à 1858, sir George Airy fut occupé par un grand travail suggéré par Benel : le relevé des observations lunaires et planétaires faites à Greenwich depuis 1750. Malgré la longueur et la minutie d’un tel travail, le directeur s’en tira à son honneur. En1842 il était à Turin, et en 1851 à Gothenbourg en Suède pour y observer deux éclipses de Soleil. En 1834, lorsqu’un incendie détruisit les étalons des poids et mesures, il fut nommé président d’un comité chargé de construire à nouveau ces étalons.

Esprit éclairé et libéral, il fut un des plus ardents défenseurs du système décimal en Angleterre et plaida pendant longtemps pour le faire introduire dans le système monétaire. Il s’occupa aussi de questions de géodésie en faisant des observations préliminaires pour fixer les limites entre le Canada et les États-Unis. Il s’est aussi occupé de perfectionner la fabrication des chronomètres en multipliant les épreuves auxquelles on doit les soumettre avant de les accepter. Beaucoup d’autres questions fixèrent encore son attention, et il faut signaler, entre autres, des études sur la déviation du compas de marine ; il indiqua les erreurs et les corrections à employer pour les éviter, corrections qui sont universellement acceptées aujourd’hui. Il s’occupa aussi de déter­miner la densité moyenne de la terre.

Ses nombreux travaux attirèrent sur lui l’attention de tout le monde savant et les récompenses de son rare mérite ne se firent pas attendre. La Société d’astronomie lui décerna deux médailles pour ses remarquables observations sur les planètes et les inégalités de Vénus ; il était président de cette société depuis J835. Il était d’ailleurs membre de presque toutes les sociétés savantes d’Europe et, entre autres, il était depuis 1872 un des huit associés étrangers de l’Académie des Sciences, qui lui avait décerné le prix Lalande.

Les travaux de sir George Airy sont répandus dans différentes revues, telles que les Transactions philosophiques, le Recueil de la Société d’astronomie, etc. Il a publié en outre : Observations astronomiques (Cambridge, 1829-1838), des traités sur la gravitation, l’astronomie, la triqonométrie , la mécanique. l’optique, dans divers journaux scientifiques.

Alexandre Rameau

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