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Le mois météorologique de La Nature pour l’année 1937

Em. Roger, La Nature de Mars 1937 à Février 1938

vendredi 11 décembre 2009, par Denis Blaizot

 Résumé de l’année météorologique 1937.

Année chaude, avec moyenne de température de 110h, contre 10,23°, moyenne normale des 60 années 1874-1933. Les extrêmes absolus de la température ont été de - 3,9° le 29 novembre et. 35,0° le 7 août. Le mois le plus froid a été celui de décembre 1936, moyenne 3,96° et celui le plus chaud, août, moyenne 19,54°.

La hauteur totale de pluie tombée s’est élevée à 657,2 mm, répartie sur 172 jours de chutes appréciables, contre 165, chiffre normal. La moyenne normale de la hauteur de pluie annuelle au Parc Saint-Maur, est de 593,6 mm. Les mois les plus pluvieux ont été : janvier avec 95,8 mm d’eau et février avec 91,8 mm d’eau ; les mois les plus secs ont été : août, avec 11,4 mm d’eau et décembre 1936, avec 17,5 mm.

La moyenne barométrique de l’année, ramenée au niveau de la mer a été de 761,35 mm. Le mois de décembre 1936 a présenté e moyenne plus élevée de 5,5 mm que la norrmale et eux de février et de mars, une moyenne plus basse de 7,1 mm et de 7,2 mm.

La moyenne annuelle de l’humidité relative de l’air et de la nébulosité du ciel ont été respectivement : 78,7 % et 6,5%.

Pendant une grande partie de l’été, de la mi-juin aux premiers jours d’août, il y a eu absence, à peu près complète, d’orages ou de manifestations orageuses.

On a observé pendant l’année : 38 jours de gelée, dont 1 de gelée totale ; 45 jours de gelée blanche ; 140 jours de rosée ; 6 jours de neige ; 4 jours de grêle ; 1 jour de grésil ; 1 jour de givre ; 16 jours d’orage plus 1 jour d’éclairs seuls ; 126 jours de brouillard ; 146 jours de brume et 2 jours de tempête.

 Janvier 1937, à Paris

Mois très doux, exceptionnellement pluvieux et avec insolation en excédent de 30 %.

La moyenne mensuelle de la pression barométrique, à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, ramenée au niveau de la mer, a été de 760,4 mm, inférieure de 4,6 mm à la normale.

Celle de la température, 5,7°, est en excédent de 2° 8 et n’a été surpassée que huit fois depuis 1874 ; elle correspond à la moyenne de la première quinzaine de mars. On n’a compté au cours du mois que 5 journées fraîches ou froides, quatre du 9 au 12, date à laquelle s’est produit le minimum absolu - 3,4°, et une le 29. Treize moyennes journalières ont présenté des écarts positifs supérieurs à 4°. Trois de ces écarts dépassent 8° ; ils correspondent aux températures exceptionnelles du 22, du 23 et du 24, dont les deux premières n’avaient pas encore eu de semblables à pareille date depuis le début de la série des observations faites au Parc Saint-Maur. La plus remarquable, celle du 22, a atteint 11,5°, température normale du 2 mai. Le maximum absolu du mois, 15,2°, observé ce jour, est supérieur de 3° au maximum absolu moyen ; le maximum du 24, 14,6°, est également remarquable. On n’a pas noté un seul jour de gelée totale et le nombre de jours de gelée à glace, 6, n’atteint pas la moitié du nombre moyen, 14.

Aussi la végétation était-elle à la fin du mois notablement en avance. Les températures extrêmes pour la région parisienne ont été : - 5,2°, Ville-Evrard, le 10, et 16° 2, à Bagatelle, le 22.

Le total pluviométrique mensuel, au parc Saint-Maur, 95,8 mm, est exceptionnel et classe janvier 1937 au deuxième rang parmi les plus pluvieux observés dans la région parisienne depuis 130 ans, immédiatement après janvier 1936. Son rapport à la normale atteint 2,44. Les pluies ont été à la fois fréquentes et abondantes. On a compté 19 jours de précipitation dont trois, le 13 (12,7 mm), le 14 (13,2 mm) et le 25 (25,5 mm) ont fourni à eux seuls plus de la moitié du total mensuel. Aucune chute de neige n’a été remarquée.

A Montsouris, la hauteur totale de pluie du mois, 80,3 mm, est supérieure de 121 % à la normale, et la durée totale de chute, 85 h 30 m, est supérieure de 46 % à la moyenne des 25 années 1898-1922. Hauteurs maxima recueillies en 24 h : pour Paris, 29,5 mm à Montmartre et, pour les environs, 31,8 mm à Asnières, du 25 au 26.

Le 1e, le 5 et le 6, des flocons ou de très faibles chutes de neige, sont tombés sur quelques points de la banlieue.

Il a grêlé à Paris le 16 et à Brévannes le 19.

Dans la région on a noté tous les jours des brouillards moyens ou épais, souvent étendus. La visibilité s’est abaissée à 20 m le 9, au bois de Vincennes et le 12 à Colombes.

On a enregistré à l’observatoire de la Tour Saint-Jacques, 82 h 55 m de soleil, durée supérieure de 55 % à la normale ; 9 jours sans soleil (normale 14). Une pareille durée d’insolation n’avait été dépassée qu’une fois en janvier depuis 1894 (95 h 20 m en 1925).

A l’Observatoire du Parc St-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été : 83,2 % et celle de la nébulosité : 77 %. On y a constaté : 2 jours de gouttes ; 8 jours de brouillard ; 15 jours de brume ; 1 jour de rosée ; 9 jours de gelée blanche.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de Janvier.
Mois le plus froid 1795, moyenne - 6°,3
Mois le plus chaud 1796, - 7°,8
écart 1 an et 14,1°
La plus basse température observée 1795 : - 23°,5
La plus haute température observée 1877, 15°,7
écart 82 ans et 39°,2.
Le plus grand nombre de jours de gelée 1795, 29
Le plus petit nombre de jours de gelée 1796, 0
Mois le plus pluvieux 1936, 115,2 mm
Mois le plus sec 1810, 0 mm
Le plus grand nombre de jours de pluie 1758,28 (?) [1] — en 1931 et en 1936 : 24, (chiffre certain)
Le plus petit nombre de jours de pluie 1810, 1
Mois le plus couvert 1936, nébulosité : 88%
Mois le plus clair 1908, - : 53%
Moyenne barom. la plus basse 1814, 747,3 (niv. mer : 753,7)
Moyenne barom. la plus haute 1882, 769,4 (niv. mer : 774,0)
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Février 1937. à Paris

Mois très doux, exceptionnellement pluvieux et fortement déficitaire au point de vue de l’insolation.

La moyenne mensuelle de la pression barométrique, réduite au niveau de la mer, au Parc Saint-Maur, 756,3 mm, est inférieure de 7,1 mm à la normale. Elle vient au sixième rang parmi les plus basses observées en février dans la région parisienne depuis 1874.

La température moyenne, 7,3°, est en excédent de 3,4° sur la normale. Depuis 63 ans, elle n’a été dépassée qu’une fois, en février 1926, 8,6°. Le temps est resté presque constamment doux ou très doux et deux moyennes journalières seulement, celles du 23 et du 28, ont été légèrement déficitaires. Au lieu de 12 jours de gelée à glace que l’on compte en moyenne, on n’en a noté qu’un seul, le 12, date à laquelle s’est produit le minimum absolu - 0,1°. Ce minimum est en excédent de 6,3° et la moyenne des minima journaliers, 4,06°, surpasse la normale de 3,44°. Le maximum absolu, 13,9°, a été noté le 25, et la moyenne des maxima, 10,40°, est supérieure de 2,72° à celle des 60 premières années d’observations (1874-1933).

Le total pluviométrique mensuel, 91,8 mm, est exceptionnel et n’avait jusqu’alors jamais été constaté au Parc Saint-Maur en février. Dans la série des observations faites à l’Observatoire de Paris, il faut remonter à l’année 1833 pour trouver un nombre plus élevé, 97 mm. D’après le rapport déterminé par M. A. Angot entre les quantités de pluie recueillies simultanément dans cette station et au Parc Saint-Maur, il est vraisemblable que les mois de février 1837 et 1843 ont également fourni une hauteur de précipitations supérieure à celle mesurée en 1937. Il n’en reste pas moins qu’il faut se reporter d’un siècle en arrière pour trouver en février une pluviosité aussi élevée. Le nombre de jours de pluie appréciable, 23 au lieu de 13, nombre moyen, est supérieur d’une unité à celui de février 1833. D’après M. E. Renou, depuis 1753, ce nombre n’aurait été dépassé qu’une fois, en février 1866, où l’on a compté 24 jours pluvieux.

A l’Observatoire de Montsouris, la hauteur totale mensuelle de pluie a été de 96,1 mm et est supérieure de 171% à la normale, elle est la plus élevée depuis 1873 ; il y a eu 25 jours de pluie au lieu de 16 chiffre normal. La durée totale de chute, 86 h 55 m, est supérieure de 80% à la norrmale. Hauteurs maxima en 24 h : pour Paris, 23,1 mm à Montmartre et, pour les environs, 30 mm à Rosny, du 5 au 6. Il a neigé sur plusieurs points, les 23, 27 et 28.

Les brouillards ont été quotidiens, mais généralement matinaux, locaux et peu intenses. Un obscurcissement a eu lieu, le 11, à Auteuil, entre 12 h 15 et 12 h 30.

Quelques orages, affectant une grande partie de la région, se sont produits les 5, 16 et 27.

La durée totale d’insolation à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, 68 h 20 m , est inférieure de 16 % à la normale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 81,5 % et celle de la nébulosité de 83 %. On y a constaté : 1 jour de neige, 2 jours de grêle, 7 jours de brouillard, 10 jours de brume, 2 jours de rosée, 2 jours de gelée blanche, 1 jour de tempête. Le réveil de la chauve-souris a été observé le 5.

Dans son ensemble, l’hiver météorologique 1936-1937 a été très doux et très pluvieux. Sa température moyenne, 5,65°, est supérieure de 2,30° à la normale, et les moyennes de chacun des mois qui le composent ont été toutes excédentaires. La température la plus basse enregistrée n’a été que de - 3,4° seulement, relevée le 12 janvier. Au point de vue pluviométrique, décembre a été très sec et janvier et février exceptionnellement pluvieux. Au total, la hauteur d’eau recueillie au cours des trois mois, 205,1 mm, est en excès de 63 %.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de Février.
Mois le plus froid 1895, moyenne : -4,5° [2]
Mois le plus chaud 1767 (?) - 9°,5 (?) (en 1926 moy. certaine, 8°,6).
Écart 128 ans et 14,0°
La plus basse température observée en 1830, - 15°,6.
La plus haute température observée en 1899 : 20°,7.
Écart 69 ans et 360,3.
Le plus grand nombre de jours de gelée 27 en 1895.
Le plus petit nombre de jours de gelée 0 en 1926.
Mois le plus pluvieux 1711 (?) 115,3 mm (?)
en 1833 97 mm (certain)
Mois le plus sec 1725 (?) 0 mm (?)
en 1895 2,3 mm (certain)
Le plus grand nombre de jours de pluie 24, 1866
Le plus petit nombre de jours de pluie 2.1797,1800, 1890.
Mois le plus couvert 1879 : 86 % de nébulosité
Mois le plus clair 1863 : 34 % de nébulosité
Moyenne barométrique la plus basse : en 1843, 746,4 mm Obs. Paris et en 1879, 748,2 mm Parc St-Maur (niv, de la mer : 752,8 mm )
Moyenne barométrique la plus haute en 1891, 769,6 mm (niv. de la mer : 774,2 mm)
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Mars 1937, à Paris

Mois plutôt assez frais dans son ensemble, très pluvieux et avec insolation normale.

La moyenne mensuelle de la pression barométrique, ramenée au niveau de la mer, à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, 754,1 mm, est inférieure de 7,2 mm à la normale.

La température moyenne, 5,7°, est inférieure de 0,6° à la normale. La première et surtout la dernière décade, au cours de laquelle on a noté 3 jours de gelée, ont été assez froides. Le minimum absolu - 1°,9, le 3, est loin d’avoir atteint le minimum absolu moyen, - 4°,1. Par contre, le maximum absolu, 14°,8, du 19, est en déficit de 4°,2. L’amplitude moyenne de la variation diurne de la température, 7°,8, est inférieure de 1°,4 à sa valeur normale : la réduction porte presque exclusivement sur les maxima. Les périodes froides du début et de la fin du mois ont annulé à peu près complètement l’avance de la végétation constatée à la fin du mois précédent.

Les extrêmes de la température pour l’ensemble de la région ont été : - 3°,9 au bois de Vincennes (La Faisanderie) et 17°,1 à Choisy-le-Roi.

Le total pluviométrique, 79 mm, dont le rapport à la normale atteint 1,92, classe le mois qui vient de s’écouler au troisième rang parmi les mois de mars les plus pluvieux observés à Saint-Maur, depuis 1874. Les précipitations se sont groupées en deux périodes, l’une de douze jours (du 4 au 15), l’autre de dix jours (du 17 au 26) au cours desquelles il a plu tous les jours, ce qui fait un total de jours pluvieux de 22, supérieur de 8 unités à la moyenne. La plus forte chute en 24 h, 14,3 mm, a eu lieu à la date du 13. Le 4 et le 5 la pluie était mélangée de neige.

La hauteur totale de pluie recueillie à Montsouris, 79,2 mm, est supérieure de 88 % à la normale, et en mars 1888 on y avait déjà recueilli 87,7mm. Les hauteurs maxima de pluie en 24 h ont été : pour Paris, 16,6 mm à l’Hôpital Saint-Louis et, pour les environs, 23,7 mm à Brévannes, du 13 au 14.

De petites chutes de neige locales s’accompagnant de pluie, de grêle ou de grésil se sont produites les 1 er, 2, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 14, 23 et 24.

A Montsouris, la durée totale de chute, pour la pluie, 72 h 20 m, est supérieure de 29 % à la moyenne normale.

On a observé tous les jours des brouillards généralement matinaux et locaux Le 9, le brouillard s’est étendu sur toute la région.

Le 17, vers 15 h, et le 21, vers 12 h, on a noté du tonnerre à Sevran. Le 19, un petit orage s’est produit en banlieue S.-O. et O., autour de 17 h.

La durée totale d’insolation enregistrée à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, 146 h 40 m, est supérieure de 10 % seulement à la normale.

A l’Observatoire du parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 74,4 % et celle de la nébulosité de 71 %. On y a constaté : 2 jours de neige ; 2 jours de gouttes ou flocons de neige ; 1 jour de grésil ; 5 jours de gelée ; 9 jours de brouillard ; 15 jours de brume ; 2 jours de rosée ; 9 jours de gelée blanche ; 1 jour de tempête

Les extrêmes météorologiques pour le mois de Mars.
Mois le plus froid 1845, moy. 1,1°
Mois le plus chaud 1880, - 10,3°
Écart 35 ans et 9,2°
La plus basse température observée en 1785 - 12,5°
La plus haute température observée en 1903 26,2°
Écart 118 ans et 38,7°
Mois le plus pluvieux 1782 (?), 97,8 mm (?) [3] — en 1888, 90,5 mm (certain).
Mois le plus sec 1781, 1785 et 1796 (?), 0 mm (?) — 1929, 0,2 mm (certain).
Le plus grand nombre de jours de pluie 25, 1861
Le plus petit - 1,1929.
Le plus grand nombre de jours de gelée 22, 1887.
Mois le plus couvert 1909, néb. moy. 81 %.
Mois le plus clair 1781 (?) (en 1854, néb. moy. 28 %)
Moyenne barométrique la plus basse 1909, 747,7 mm (niv. mer : 752,3 mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1854, 765,5 mm (niv. mer : 771,9 mm)
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Avril 1937, à Paris

Mois assez chaud et pluvieux dans son ensemble, avec insolation déficitaire. Il fut très doux et très pluvieux pendant les deux premières décades, frais et sec pendant la dernière.

La moyenne mensuelle de la pression haro métrique ramenée au niveau de la mer, à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, a été de 759,2 mm, inférieure de 1,2 mm à la normale.

Celle de la température, 10,9°, est en excédent de 1°,3 et classe avril 1937 au 7e rang parmi les plus chauds de la série des observations du Parc, c’est-à-dire depuis 1874.. Du 2 au 16, toutes les températures moyennes journalières ont été supérieures à leurs normales respectives. A partir du 17 la température est descendue un peu au-dessous de la normale, elle s’est fortement rafraîchie aux alentours du 26 sans que l’on ait cependant constaté de gelées blanches. Le minimum absolu, 3,4°., le 25, est supérieur de 4,2° au minimum absolu moyen, le maximum absolu, 20,3°, observé le 12, est en déficit de 2,7°. L’amplitude diurne de la variation de la température, 8,3°, est inférieure de 22 % à la normale. Aucune gelée blanche ne s’est produite dans les parages de l’Observatoire : on en compte en moyenne 9 en avril. Malgré la douceur de la température, les dates de floraison sont restées sensiblement normales.

Les températures extrêmes pour la région ont été : - 1,9° à Villepreux le 1er et 21,2° au square St-Jacques (Paris), le 12.

Du 1er au 22, date du dernier jour pluvieux, on n’a compté que cinq journées sans pluie appréciable. Ces 17 journées pluvieuses (au lieu de 14. nombre normal) ont fourni un total de 67,1 mm d’eau, supérieur de 53 % à la moyenne. La hauteur maximum recueillie en 24 h 9 mm 8, correspond à la date du 13. A Montsouris la hauteur totale de pluie a été de 75,2 mm, supérieure de 70 % à la normale. La durée totale de chute, 50 h 55 rn, est supérieure de 6 % seulement à la moyenne des 25 années 1898-1922. Hauteurs maxima en 24. h : pour Paris, 16,3 mm au square Louis XVI, et, pour les environs, 28,4 mm à Asnières, du 2 au 3.

Les 11,17,19,21 et 22 des chutes de grêle se sont produites sur plusieurs points.

Les 2, 13, 20 et 21, quelques faibles orages ont affecté la région par places.

On a observé tous les jours des brouillards matinaux, faibles et locaux.

Le 14. et le 28, des obscurcissements ont été notés à Bois-Colombes le matin.

La durée totale d’insolation à l’Observatoire de’ la tour Saint-Jacques a été de 153 h 55 et est inférieure de 10 % à la normale. Il y a eu deux jours sans soleil.

A l’Observatoire du Parc St-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 73,8 % et celle de la nébulosité de 75 %. On y a constaté : 5 jours de gouttes ; 1 jour de grêle ; 2 jours d’orage ou tonnerre ; 5 jours de brouillard ; 14. jours de brume ; 13 jours de rosée. Le 16, apparition des hannetons ; le 22, la première hirondelle ; le 29, premier chant du loriot et du rossignol.

Les extrêmes météorologiques pour le mois d’Avril
Mois le plus froid 1837, moyenne : 5,7°
Mois le plus chaud 1865, moyenne : 15,1°
Écart 28 ans et 9,4°
La plus basse température observée en 1784., - 4.,6°
La plus haute température observée en 1840, 29°,1
Écart 56 ans et 33°,7
Le plus grand nombre de jours de gelée 10 en 1837
Mois le plus pluvieux 1712 : 115,3 mm (?) En 1928 : 112 mm (certain)
Mois le plus sec 1893 : 1,2 mm
Le plus grand nombre de jours de pluie 26, 1780 (?)
Le plus petit nombre de jours de pluie 2, 1893
Mois le plus couvert 1935 : 83 % de nébulosité
Mois le plus clair : 1893 13 % de nébulosité
Moyenne barométrique la plus basse En 1829, 74.7,7 mm. Obs, Paris, (niv. de la mer : 754,1mm)
Moyenne barométrique la plus haute En 1817, 761,7 mm Obs. Paris, (niv. de la mer, 768,1 mm)
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Mai 1937, à Paris

Mois très chaud et très pluvieux, avec insolation très peu satisfaisante. La moyenne mensuelle de la pression barométrique, ramenée au niveau de la mer, à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, 762,3 mm, est en excès de 0,5 mm à la normale.

Celle de la température, 15°,5, est supérieure de 2°,0 à la normale et classe le mois qui vient de s’écouler au troisième rang parmi les mois de mai les plus chauds observés à Saint-Maur depuis 1874. On n’a noté que six journées dont la température a été inférieure à la normale. Le minimum absolu, 3°,9, a été noté le 6 et le maximum absolu, 30° ,6, a été enregistré le 30. Les extrêmes de la température pour la région ont été : 0°,5 à Vaucluse, le 6 et 33° ,8 à Asnières, le 30.

Le total pluviométrique mensuel, 79,9 mm, recueilli en 16 jours de pluie appréciable au lieu de 13, nombre moyen, est en excédent de 51 % à la normale. Les pluies ont commencé le 7. De cette date au 21, il a plu tous les jours et la journée du 20 a apporté à elle seule une hauteur d’eau de 19,8 mm.

A l’Observatoire de Montsouris, la hauteur totale de pluie recueillie a été de 106,7 mm, supérieure de 113 % il la normale et classe ce mois de mai au troisième rang parmi les plus pluvieux depuis le début de la série des observations, c’est-à-dire depuis 1873. La durée totale de chute, 52 h 25 m, est supérieure de 36 % à la moyenne des 25 années 1898-1922. Hauteurs maxima de pluie en 24 h : pour Paris, 32,4 mm à la Villette et, pour les environs, 40,5 mm à Saint-Cloud, du 18 au 19.

Les brouillards ont été quotidiens, mais généralement faibles et exclusivement matinaux. Un obscurcissement s’est produit le 18 à Vaugirard, autour de 14 h 45.

Les 3, 12, 13, 17, 21 et 26, petits orages locaux ; les 8, 18, 20 et 31, orages affectant :1 peu près toute la région.

Les averses orageuses des 12, 13 et 18 étaient accompagnées de grêle sur plusieurs points.

La durée de l’insolation, à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, a été de 227 h 5 m et est supérieure de 7 % seulement à la normale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 74,9 % et celle de la nébulosité de 62 %. On y a constaté : 1 jour de grêle, 4 jours d’orage ou tonnerre, 8 jours de brouillard, 11 jours de brume, 16 jours de rosée.

Le premier chant du coucou le 4, de la tourterelle le 8, du loriot le 27.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de Mai.
Mois le plus froid 1740 (?) moy. 8,8° (?) et en 1879, -10,0° (certain)
Mois le plus chaud 1758 (?) - 18,5° (?) et en 1868, - 17,9° (certain)
Écart 18 ans et 9,7°
La plus basse température observée en 1870 - 4,9° [4]
La plus haute température observée en 1922 33,4°
Écart 52 ans et 38,3°
Plus grand nombre de jours de gelée 4 en 1874
Mois le plus pluvieux 1931, 156,5 mm
Mois le plus sec 1880, 1,2 mm
Le plus grand nombre de jours de pluie 28 en 1856
Le plus petit nombre de jours de pluie 2 en 1880
Mois le plus couvert 1926, néb. moy. 75%.
Mois le plus clair 1909, néb. moy. 31 %
Jours d’orage ou tonnerre 12 en 1890 et aucun en 1876 et 1880
Moyenne barométrique la plus basse 1817, 751,4 mm (niv. mer : 757,8 mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1822, 761,3 mm (niv. mer : 765,9 mm)
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Juin J937, à Paris

Mois assez doux dans son ensemble, peu pluvieux, avec insolation satisfaisante.

La pression barométrique moyenne, réduite au niveau de la mer, à l’Observatoire du Parc Saint-Maur, a été de 763,6 mm, supérieure de 1 mm à la normale.

La moyenne mensuelle de la température, 17,2°, est en excès de 0,7° sur la normale ; cet excès provenant des températures élevées de la première quinzaine au cours de laquelle 12 moyennes journalières dont 11 consécutives, ont présenté, par rapport à leurs normales respectives, des écarts positifs atteignant 6,8° le 6 et 6,5° le 7. C’est à cette période qu’appartient le maximum absolu, 31,5°, observé le 10 et supérieur de 1,7° au maximum absolu moyen. Le minimum absolu, 8,4°, noté le 22, est supérieur de 2,4° à la normale. Il s’est produit au cours d’une période plus fraîche qui a débuté le 15 et a duré jusqu’à la fin du mois à l’exception toutefois des trois journées des 23, 27 et 38.

Les extrêmes absolus de la température pour la région parisienne ont été de 6,0° à Sevran et 34,8° (?) à Asnières.

Les pluies, peu abondantes, ont été plutôt rares. La chute h plus forte, 8,5 mm, a été observée le 25 au Parc Saint-Maur, et le total mensuel y a été de 34,3 mm, correspondant à 10 jours pluvieux (au lieu de 12, nombre moyen).

A Montsouris, la hauteur totale de pluie recueillie a été de 42,7 mm, inférieure de 22 % à la normale en 13 jours de chute.

La durée totale de chute, 24 h 12 min est inférieure de 20 % à la normale. Hauteurs maxima en 24 h : pour Paris, 17,6 mm à l’Observatoire national et 18,5 mm à Asnières, du 10 au 11.

La grêle est tombée, mêlée à la pluie, les 7, 10 et 11 par places.

Des orages se sont manifestés le 6 sur quelques points et les 7, 10 et 11 sur toute la région.

Tous les jours, dans la région, des brouillards matinaux ont été notés , peu étendus et généralement faibles. Un obscurcissement s’est. produit le 10, autour de 17 h 5 à Vaugirard, au moment. de l’orage.

La durée totale de l’insolation, à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, 265 h. 5 min est supérieure de 22 % à la normale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 70,5 % et celle de la nébulosité de 56 %. Il a été constaté : 3 jours de gouttes ; 3 jours d’orage ; 3 jours de brouillard ; 18 jours de brume lointaine et 22 jours de rosée.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de juin.
Mois le plus froid 1916, moy. 13,6°
Mois le plus chaud 1775, moy. 21,4° (?) — en 1822, 21,2° (certain)
écart 141 ans et 7.8°
La plus basse température observée en 1881, 2,1°
La plus haute température observée en 1772, 35,0°
écart 109 ans et 33,5°
Mois le plus pluvieux 1854, 195,4 mm
Mois le plus sec 1921. 1,1 mm
Le plus grand nombre cie jours de pluie 24, en 1830
Le plus petit nombre de jours de pluie 2, e n 1870
Mois le plus couvert 1886 et 1907, 72 % de nébulosité
Mois le plus clair 1887.32 % de nébulosité
Il y a eu de la gelée blanche en juin, pendant les années 1881. 1890 et 1893
13 jours d’orage en juin 1910 et aucun en juin 1919 et 1923.
5 jours consécutifs (du 1er au 5) en juin 1846, sans trace de nuages , fait extrêmement rare.
Moyenne barométrique la plus basse en 1852,752,1 mm Obs. de Paris ; niv. de la mer : 758,5 mm
Moyenne barométrique la plus haute En 1806,763,1 mm , Obs. de Paris ; niv. de la mer : 769,5 mm
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Juillet 1937, à Paris

Mois peu pluvieux, assez chaud dans son ensemble, avec insolation déficitaire et remarquable par la rareté des manifestations orageuses.

La moyenne mensuelle de la pression barométrique, au Parc de Saint-Maur, ramenée au niveau de la mer, 763,3 mm est supérieure de 0,6 mm à la normale.

Celle de la température, 18,8°, présente une excédent de 0,6° résultant principalement de la faiblesse du refroidissement nocturne. Alors que la moyenne des maxima est sensiblement normale, celle des minima dépasse de 1,1° la moyenne des 60 années I874-1933. Les moyennes journalières sont presque toutes restées voisines de leurs normales respectives. La température a présenté une pointe de chaleur au début du mois et vers le 20, et elle est devenue fraîche au cours de la dernière décade. Le maximum absolu, 31,1° a été enregistré le 3 et le minimum absolu, 10,4°, appartient à la journée du 17, il dépasse de 2,4° le minimum absolu moyen.

Les extrêmes de la température, pour l’ensemble de la région, ont été de 7,8° à Trappes et 34,8° à Ville-Evrard.

Le total pluviométrique mensuel, au Parc de Saint-Maur, 33 mm, pour 10 jours de pluie appréciable (au lieu de 13, nombre moyen) n’atteint que les 56 centièmes de sa valeur normale. Il a été recueilli en majeure partie entre le 6 et. le 16 et les journées du 15 (10,2 mm) et du 16 (9,4 mm) en ont fourni à elles seules plus de la moitié, Du 17 au 31 il n’est tombé que 1,4 mm d’eau, le 24.

On n’a entendu le tonnerre qu’un seul jour, le 15.

A Montsouris, la hauteur totale de pluie recueillie a été de 30,4 mm, inférieure de 35 % à la normale. La durée totale de chute : 30 h 25 min, est supérieure de 5 % à la normale. Les hauteurs maxima en 24 h, ont été : pour Paris, 18,3 mm à la Villette et, pour les environs, 24,5 mm à Rosny, du 15 au 16.

Un coup de tonnerre a été entendu dans la nuit du 6 au 7 à Charonne et à Levallois.

Le 15, quelques coups de tonnerre ont été entendus dans la région Sud et Est, dans la matinée.

Les brouillards ont été quotidiens en banlieue N., exclusivement matinaux, généralement légers et peu étendus, seul celui du 26 a abaissé la visibilité à 100 m à Versailles et 200 m à Marly.

La durée totale de l’insolation, 230 h 25 m, à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, est supérieure de 1 % seulement à la normale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 73,1 % et celle de la nébulosité de 63 %. On y a constaté : 3 jours de gouttes, 1 jour de tonnerre, 1 jour de brouillard, 13 jours de brume, 17 jours de rosée.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de juillet
Mois le plus froid 1919. moy, 15,2°
Mois le plus chaud 1859 (et 1794 ?) moy. 22,6° (certain)
écart 60 ans et 7.4°
La plus basse température observée en 1795 [?), 4,2° (?)
La plus haute température observée en 1900, 38,6°(à Montsouris)
écart 105 ans et 34,4°
Mois le plus pluvieux 1801 (’ ?), 171,1 mm (?) (à Montmorency) et en 1936. 160,4 mm (au Parc St Maur) (certain)
Mois le plus sec 1825 1,7 mm
Le plus grand nombre de Jours de pluie 30 (’ ?) en 1758 (?)
Le plus petit nombre de jours de pluie 1 (?) en 1800 (?) et 2 en 1825 et 1885 (certain)
Mois le plus couvert 1936. nébulosité moy. 82%
Mois le plus clair 1911 , nébulosité moy. 21 %
Jours d’orage ou tonnerre 11 en 1936 et aucun en 1898
Moyenne barométrique la plus basse 1816, 751,0 mm (niv. de la mer, 757,4 mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1885, 762,0 mm (niv. de la mer, 766,6 mm)
Il y a eu des gelées blanches en juillet 1809 et 1856 dans la campagne autour de Paris
Le signe (?) indique que les chiffres cités sont douteux, fort incertains

 Août 1937, à Paris

Mois très chaud , exceptionnellement sec, avec insolation légèrement déficitaire et pression barométrique remarquablement stable.

La hauteur moyenne du baromètre, à l’Observatoire du Parc de Saint-Maur, 763,2 mm, réduite au niveau de la mer, est en excédent de 0,8 mm par rapport à la normale. La différence entre le maximum et le minimum absolu, 10,7 mm, est la plus faible que l’on ait constatée en aoùt depuis 1874.

La moyenne mensuelle de la température, 19,5°, supérieure de 1,7° à la normale, classe le mois qui vient de s’écouler au 8e rang parmi les plus chauds mois d’août de la série du Parc de Saint-Maur. Les trois quarts des moyennes journalières ont été supérieures à leurs normales respectives. La plus élevée, celle du 7, est en excédent de 7,1°. Le minimum absolu, 9,8°, le 20, présente un écart en plus de 2,1° à la normale et le maximum absolu, 35°, le 7, est supérieur de 3,7° au maximum absolu moyen.

Dans la région, les extrêmes de la température ont été compris entre 7,1° à Verrières et 37,3 à Asnières.

Au parc Saint-Maur, le total pluviométrique, 11,4 mm, recueilli en 7 jours de pluie appréciable (au lieu de 12, nombre moyen) est exceptionnellement faible et met le mois qui vient de s’écouler au 2e rang parmi les plus secs observés depuis le début de la série des observations. Ce total, dont plus de la moitié (6,6 mm) appartient à la journée du 14, a lié recueilli entre le 8 et le 19 ; il dépasse à peine le 1/5 du total mensuel moyen.

A Montsouris, la hauteur totale de pluie recueillie, 9,5 mm, est inférieure de 81 % à la normale et est, après celle de 1911 , 9,1 mm , la plus faible enregistrée depuis 1873.

La durée totale de chute, 5 h 35 m est inférieure de 80 % à la normale des 25 années (1898-1922).

Les hauteurs maxima en 24 h ont été de 14,5 mm pour Paris, à Belleville et 16 mm pour les environs, au Petit-Pantin, du 14 au 15.

La grêle est tombée, mêlée à la pluie, les 12, 27, et 30. Des orages, relativement faibles, se sont produits les 8, 12, 14, 29 et 30 sur plusieurs points de la région.

Tous les jours on a noté des brouillards matinaux, généralement faibles et locaux. Celui du 25 a abaissé la visibilité à 60 m à l’Observatoire du Mont-Valérien.

La durée totale de l’insolation, 232 h 30 min, à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques est sensiblement normale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 70,8 % et celle de lu nébulosité de 55 %. Les vents du Nord y ont été très dominants et on y a constaté : 5 jours de gouttes, 3 jours d’orage, 11 jours de brouillard, 18 jours de brume et 20 jours de rosée.

les extrêmes météorologiques pour le mois d’août.
Mois le plus froid 1912. moy. 14,9°
Mois le plus chaud 1780 (?) moy. 22,7° (?) et en 1842 moy. 22,0° (certain)
écart 132 ans et 7,8°
La plus basse température observée en 1885, 5,3°
La plus haute température observée en 1842, 36,7°
écart 43 ans et 31,4°
Mois le plus pluvieux 1784 (?), 174,5 mm (?) et en 1850, 158,3 mm (certain)
Mois le plus sec 1793 (?), 1,5 mm (?) et en 1861, 9 mm (certain)
Plus grand nombre de jours de pluie 24 en 1860 et 1924.
Plus petit nombre de jours de pluie 1 en 1861.
Mois le plus couvert 1931, nébulosité moy. 79 %
Mois le plus clair 1893 et 1899, nébulosité moy. 29 %
Jours d’orage ou tonnerre 13 en 1880 et aucun en 1923.
Moyenne barométrique la plus basse 1878, 753,6 mm (niv. de la mer, 758,2 mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1869, 759,8 mm (niv. de la mer, 766,2 mm).
Le signe (?) indique que les chiffres donnés sont douteux, fort incertains.

 Septembre 1937, à Paris

Mois doux dans son ensemble et pluvieux. Insolation excédentaire.

.La pression barométrique moyenne, ramenée ail niveau de la mer, à l’observatoire du Parc Saint-Maur, 761,3 mm, est inférieure d’environ 2 mm à la normale.

La moyenne mensuelle de la température, 15,4°, est en excès de 0,6°. Le mois a débuté par une période chaude à· laquelle appartient le maximum absolu, 30,5°, le 1er. Dès le 10, la température s’est abaissée au-dessous de la norrmale. Elle ne s’est franchement relevée qu’à partir du 25. Le minimum absolu, 6,5°, enregistré le 22, est remarquable. Depuis 1874, on n’a constaté en septembre que deux minima absolus plus élevés, 7°,8 en 1933 et 6,9° en 1875.

Les extrêmes de la température pour la région ont été : 4,0° à Trappes, le 23 et 32,1° à Asnières et à Sevran, le 7.

La première gelée blanche de la saison a été signalée le 22 à Jouy-en-Josas et à Saint-Cloud.

Les pluies, fréquentes et abondantes, appartiennent en majeure partie à la période fraîche. Du 9 au 20, il a plu tous les jours. Au total, on a recueilli, en 14 jours, au lieu de 12, nombre moyen, 60 mm 0 d’eau dont 14,5 mm, soit presque le quart, ont été fournis par la seule journée du 15. Ce total est supérieur d’un peu plus de 25 % à la normale.

La hauteur totale de pluie recueillie à Montsouris, 70,2 mm, est supérieure de 46 % à la normale. La durée totale de chute, 46 h 50 m, est en excès de 57 % à la normale.

La hauteur maxima en 24 h a été, pour Paris, 23,5 mm au square Louis XVI et, pour les environs, 26,5 mm à Saint-Cloud du 15 au 16.

La grêle mélangée à la pluie, est tombée sur quelques points les 14, 17 et 20.

Les brouillards quotidiens, ont été matinaux et généralement faibles ; cependant ceux du 29 et du 30, ont été épais et ont affecté la région entière.

Les 8 et 15, le tonnerre a été entendu sur quelques points. Les 14, 18 et 20, orages sur presque toute la région.

La durée de l’insolation, à l’observatoire de la tour Saint-Jacques, 201 h 30 m, est supérieure de 12 % à la normale.

Au Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 79,1 % et celle de la nébulosité de 54%. On y a constaté : 1 jour de gouttes ; 3 jours d’orage et tonnerre ; 10 jours de brouillard ; 13 jours de brume ; 16 jours de rosée.

Les extrêmes météorologiques pour le mois de septembre.
Mois le plus froid 1912. moy. 11,4°
Mois le plus chaud 1865. moy. 19,4° et en 1775 (?)
écart 47 ans et 8,0°
La plus basse température observée en 1877, 0,6°
La plus haute température observée en 1911, 35,8°
écart 34 ans et 35,2°
Mois le plus pluvieux 1896, 118,4 mm
Mois le plus sec 1895. 0,1 mm
Plus grand nombre de jours de pluie 23 en 1829 et 1856.
Plus petit nombre de jours de pluie 1 en 1895.
Mois le plus couvert 1927, nébulosité moy. 77%
Mois le plus clair 1895, nébulosité moy : 14%
Jours d’orage 8 en 1894
Moyenne barométrique la plus basse 1839, 751,2 mm (niv. de la mer, 757,6 mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1865, 761,9 mm (niv. de la mer, 768,3 mm).
Le signe (?) indique que les chiffres donnés sont douteux, fort incertains.

 Octobre 1937 à Paris

Mois chaud, sensiblement .normal quant aux précipitations, mais déficitaire pour l’insolation. normale.

La pression barométrique moyenne, à l’Observatoire du parc Saint-Maur, réduite au niveau de la mer, 761,6 mm, n’est inférieure que de 0,3 mm a la normale.

La moyenne !mensuelle de la température, 11,7°, est en excédent de 1,5° et classe octobre 1937 parmi les mois d’octobre franchement chauds. La température s’est maintenue voisine de la normale du 5 au 18. Le 19a été la seule journée un peu froide du mois, avec un écart de - 2,7° à la normale. Au début et à la fin du mois, le temps a été chaud ou très chaud. Le 26, la moyenne journalière, 16,3°, est supérieure de. près de 8°(7,9°) à celle que l’on observe en moyenne à cette date. Fait assez rare en octobre, on n’a noté aucun jour de gelée blanche.

Le minimum absolu, 3,0°, le 20, est supérieur de 3°,5 au minimum absolu moyen. Le maximum . absolu , 22,2°, le 27, est sensiblement normal.

Sans la journée du 26 qui a fourni à elle seule, au Parc Saint-Maur , 36,8 mm d’eau, le mois d’octobre 1937 eût été sec : les 12 autres journées de précipitations observées au cours du mois n’ont en effet totalisé que 25,5 mm et le total mensuel, 62,3 mm, ne dépasse la moyenne que de 1,4 mm en 13 jours au lieu de 15 que l’on observe généralement.

A l’observatoire de Montsouris, la durée totale de chute, 36h 40m est supérieure de 21 % à la normale.

Le 3,.vers 11 h 5, il a éclairé et tonné à Vaugirard.

On a noté tous les jours, dans la région,des brouillards parfois épais, mais exclusivement matinaux et généralement locaux. La visibilité s’est abaissée à la m le 20, à 7 h à Meudon.

Des obscurcissements ont été observés le 3 et le 4 à Brévannes et le 9 à la Tour Saint-Jacques.

La durée totale d ’Insolation , 112 h 5 m, à l ’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, est inférieure de 10 % à la normale.

A l’Observatoire du Parc Saint·Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 86,5 % et celle de la nébulosité de 69 %. Il y a été constaté : 1 Jour de gouttes, 19 jours de brouillard, 5 jours de brume, 18 jours de rosée. Aucune hirondelle n’a, été aperçue au cours du mois.

Les extrêmes météorologiques pour le mois d’octobre
Mois le plus froid 1887, moy. 6,7°
Mois le plus chaud 1831. moy. 14,7°
écart 56 ans et 8,0°
La plus basse température observée en 1887, -4,8°
La plus haute température observée en 1921, 28,2
écart 34 ans et 33,0°
Plus grand nombre de jours de gelée 9 en 1905 et 1919
Mois le plus pluvieux 1896, 158,7 mm
Mois le plus sec 1’752, 0,0mm (?) et 1,8 mm en 1809. (certain)
Plus grand nombre de jours de pluie 27 en 1907
Plus petit nombre de jours de pluie 0 (?) en 1752 et 3 mm en 1809 (certain)
Mois le plus couvert. 1934, nébulosité moy. 83%
Mois le plus clair 1752, nébulosité moy. estimée de 10 à 12% (?) et 28 % en 1908 (certaine)
Moyenne barométrique la plus basse 1865.748,1 mm (niv. de la mer : 754,5mm)
Moyenne barométrique la plus haute 1830, 763,4 mm (niv. de la mer, 769,8 mm)
Le signe (?) indique que les chiffres donnés sont douteux, fort incertains.

 Novembre 1937, à PAris

Mois légèrement un peu froid, sec, exceptionnellement ensoleillé malgré la fréquence très élevée des jours de brouillard.

La pression barométrique à l’Observatoire du Parc de Salut-Maur, ramenée au niveau de la mer, 762,8 mm, est un peu supérieure à la normale (+ 0,6 mm).

La température moyenne, 5,4°, est en déficit de 0,6° avec une amplitude de 7,4°, supérieure de 1,0° à celle que l’on observe en moyenne en novembre. Les températures quotidiennes ont oscillé autour de leurs normales sans présenter d’écarts importants, sauf pendant deux courtes périodes froides, l’une du 13 au 15, l’autre à partir du 25 et se prolongeant jusqu’à la fin du mois. L’écart négatif le plus fort a atteint 5,0° le 14.

Le maximum absolu, 14,0°, le 8, est inférieur de 2,2° au maximum absolu moyen ; le minimum absolu, - 3,9°, le 29, n’est inférieur que de 0,1° au minimum absolu moyen.

Le nombre de jours de gelée à glace, 8, est normal ; celui des jours de gelée blanche, Il présente un excédent de 2 unités.

Les extrêmes de la température pour la région, ont été de - 6,5°, le 29, à Montesson et 15,0°, le 4, à Versailles.

Le total pluviométrique du mois, au Parc de Saint-Maur, 25,1 mm, dont plus de la moitié, 13,6 mm, a été fournie par la seule journée du 1er,. n’atteint pas tout à fait la moitié de la normale. Il a été recueilli en 8 jours de pluie appréciable, au lieu de 15, nombre moyen, et il faut remonter à 30 ans en arrière pour retrouver un mois de novembre aussi sec. Aucune chute de neige n’a été constatée.

A l’Observatoire de Montsouris, la hauteur totale de pluie a été seulement de 20,7 mm, inférieure de 58 % à la normale. La durée totale de chute, 21 h 50 m, est inférieure de 65 % à la normale des 25 années 1898-1922. Les hauteurs maxima en 24 h , ont été, pour Paris, 5,8 mm, du 18 au 19, à l’hôpital Saint-Louis et, pour les environs, 9,3 mm, du 1er au 2, à Montesson.

De la grêle est tombée le 10, au Petit-Pantin, de 12 h 45 à 12 h 50.

Les brouillards ont été quotidiens, souvent épais. Celui du 29 a limité la visibilité à 10 m le matin à Colombes, Aubervilliers et Pavillons-sous-Bois.

A l’Observatoire du Parc de Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 89,7 % et celle de la nébulosité de 59,0 %. La durée de I’Insolation , 104 h 3 m, est remarquable et classe le mois ,qui vient de s’écouler au troisième rang parmi les mois novembre observés depuis 1874 à Saint-Maur.

On y a constaté : 23 jours de brouillard, 6 jours de brume, 10 jours de rosée et 1 jour d’éclairs. Le 20, floraison de la rose de Noël.

 Décembre 1937 à Paris

Mois légèrement un peu froid, pluvieux, neigeux et peu ensoleillé.

La pression barométrique, ramenée au niveau de la mer à l’Observatoire du Parc de Saint-Maur, a été constamment inférieure à la normale jusqu’au 17, elle s’est relevée à partir du 18 et est restée haute jusqu’à la fin du mois ; sa moyenne, 759,7 mm est en déficit de 3 mm par rapport à la normale.

La moyenne mensuelle de la température, 3,1°, est inférieure de 0,2 seulement à la moyenne des 60 années 1874-1933. La moyenne des minima est sensiblement norrmale. Celle des maxima présente un déficit d’environ 1° et le maximum absolu, 10,6°, noté le 1er et le 2, est en déficit de 2,3° sur le maximum absolu moyen. Le même écart se retrouve en sens inverse sur le minimum absolu, - 4,4°, observé le 21, supérieur de 2,3° au minimum absolu moyen.

Les températures moyennes journalières, assez élevées ail début du mois et du 23 au 25, ont oscillé autour de leurs normales respectives du 5 au 15. Du 16 au 21 et du 27 au 31, elles ont été basses avec des écarts négatifs atteignant jusqu’à - 5,1°.

Le nombre de jours de. gelée à. glace, 14 dont 3 sans dégel, dépasse d’une unité le nombre moyen.

Les extrêmes de la température pour la région ont été : - 8,5° à Montesson et 13,1° à Paris (Passy).

Au Parc de Saint-Maur en 19 jours de pluie appréciable, contre 16, nombre moyen, les précipitations, fréquentes ci abondantes, ont fourni 74,8 mm d’eau, total supérieur de 43 % à la normale. Il a plu tous les jours jusqu’au 9, date à laquelle on a recueilli en 24 h, 14,4 mm d’eau (pluie et neige).

Le nombre de jours de neige, 7, est trois fois plus grand que le nombre moyen ; en 64 ans, il n’a été atteint ou dépassé que 7 fois en décembre.

A l’Observatoire de Montsouris il a été recueilli 79,6 mm d’eau et la durée totale de chute 64 h 55 m est à peu près normale.

Les hauteurs maxima en 24 h ont été : pour Paris, 14,9 mm à l’hôpital Saint-Antoine et pour les environs, 16,6 mm à Villejuif, du 8 au 9.

Les 5, 7, 18 et 28 de faibles chutes de neige se sont produites sur plusieurs points. Les 9, 12, 13, 16, 19 et 20, des chutes plus importantes ont affecté toute la région. La neige a formé couche sur le sol après les chutes du 16 et du 19 ; le 19, à 18 h, cette couche était de 10 cm à Fresnes, de 5 au bois de Vincennes et à Montsouris et de 2 au square de la Tour Saint-Jacques.

Les brouillards ont été quotidiens et généralement matinaux dans l’ensemble de la région. Visibilité les plus faibles : 10 m à Igny le 22 et 2.0 m à Brévannes le 24, vers 9 h. Obscurcissement le 9 à Brévannes et le 15 à Sevran.

La durée de l’insolation à l’Observatoire de la Tour Saint-Jacques, 32 h 50 m, est inférieure de 23 % à la norrmale.

A l’Observatoire du Parc Saint-Maur, la moyenne mensuelle de l’humidité relative a été de 89,3 % et celle de la nébulosité de 85,0 %. On y a constaté : 1 jour de gouttes ; 6 jours de sol couvert de neige ; 21 jours de brouillard ; 6 jours de brume ; 1 jour de rosée ; 10 jours de gelée blanche. !

EM. ROGER.


[1En 1758, 28 jours de pluie, plus 1 jour de gouttes, mais on ne connaît pas la quantité de pluie tombée

[2En 1740, février aurait eu, d’après M. Renou, une moyenne de - 4,1, peu différente de celle de 1895.

[3Chiffre douteux. observé à Montmorency.

[4Température observée en fronde, à Choisy-le-Roi. par M. Renou.

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