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Les jardinières

La Science Illustrée N° 625, 18 Novembre 1899

samedi 28 février 2009, par Lauryn

Les habitants des villes ont toujours manifesté un goût très vif pour les plantes ornementales. Ceux d’entre eux qui ne peuvent se permettre le luxe d’un jardin satisfont leur passion en transformant fenêtres et balcons en corbeilles fleuries, ou en plaçant dans les différentes pièces dont se compose l’appartement des jardinières ou des porte-bouquets garnis de plantes variables avec leur fortune et leur goût.

Les jardinières sont aujourd’hui bien répandues, on les rencontre dans les plus humbles ménages ; leur forme, leur ornementation, leur prix varient dans des proportions considérables, souvent elles sont portées sur un pied et affectent un aspect massif, telle la belle jardinière en faïence que nous reproduisons.

Ces récipients doivent offrir en effet une grande résistance pour supporter le poids de la terre. Les jardinières céramiques sont parmi les plus luxueuses et les plus recherchées. La faïence décorée est employée d’ordinaire, mais les poteries de grès et la porcelaine ont aussi leurs admirateurs.

Nous recommandons aux visiteurs du musée de la manufacture de Sèvres la grande jardinière en porcelaine exécutée en 1882 sur la composition de Joseph Chéret. Dans ces grands vases, on plante des palmiers d’appartement, des Ficus, des Aspidistras, des Cyperus, qu’on peut entremêler de fougères aux gracieuses frondes découpées et qu’on entoure d’une bordure de primevères de Chine, d’anémones, de lycopodes ou de séliginelles. Les jardinières en métal estampé ou repoussé, en laiton, en cuivre, en étain, sont aussi souvent très décoratives. Leurs dimensions sont moindres d’ordinaire ; on en fabrique même de minuscules en argent ciselé, découpé, laissant voir le récipient de cristal coloré qu’elles renferment. Ces bijoux, placés sur un cabinet ou un petit meuble, produisent un effet charmant quand retombe autour d’eux l’élégant feuillage de quelques capillaires ou qu’en leur centre se dressent les fleurs délicates au bleu si tendre d’un myosotis nain.

Depuis quelques années la jardinière en vannerie est aussi fort à la mode.

Nos vanniers de la Marne, du Loiret, de l’Aisne ont réalisé des progrès considérables en ces derniers temps ; leur goût s’est affiné. Ils fournissent au monde entier des paniers, des corbeilles, mille objets de luxe ou d’utilité. La matière qu’ils emploient accepte toutes les formes, se prête à toutes les fantaisies, on luî donne aisément des couleurs vives. Le velours, la soie, les rubans contribuent à sa décoration. Aussi voit-on à la devanture de nos grandes fleuristes d’adorables petites jardinières en vannerie qui charment, séduisent le regard, excitent l’envie irrésistible de les acquérir. Consultez bien cependant, avant d’entrer, votre porte-monnaie ; ces gracieux objets ne se donnent pas. Les jardinières suspendues ou suspensions se prêtent aussi fort bien à l’ornement de l’appartement. Elles laissent pendre au-dessus de la tête, dans l’embrasure d’une fenêtre ou au milieu du salon, les branches du Tradescantia discolor, ou du lierre ou de quelque autre plante à rameau flexible.

On a aussi combiné, pour satisfaire les instincts, pratiques et utilitaires de notre siècle, des jardinières pouvant servir à différents usages. Nous signalerons notamment un certain fourneau-jardinière qui eut il y a quelques années un certain succès à l’Agricultural-Hall de Londres. Il se compose d’un vase fixé sur un piédestal fermé à sa partie supérieure par un couvercle. Dans l’intérieur brûlait un bec de gaz dont la lumière s’ échappait par des trous percés dans le vase et son couvercle ; il servait aussi de fourneau pour chauffer pendant la nuit une petite serre. Pendant le jour on enlevait le bec de gaz et le couvercle ; les vases devenait une jardinière.

Jardinières aussi et très gracieuses les vases en terre cuite ou en faïence dans lesquels on cultive pendant l’hiver des Crocus et des jacinthes.

Le bourgeon terminal de bulbe sort par un des douze trous, disposés sur deux rangées, que portent ces récipients presque sphériques, au sommet desquels est une ouverture plus large.

Un orifice inférieur permet l’écoulement de l’eau que recueille l’assiette sur laquelle repose le pied du vase.

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