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Le nouveau monoplan Antoinette

La Nature,N°2001 - 30 Septembre 1911

Mis en ligne par Denis Blaizot le samedi 28 février 2009

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Fig 1 : le nouveau monoplan antoinette vu de face

Le camp châlons vient voir s’envoler un nouveau monoplan Antoinette d’aspect fort curieux conduit par l’habile et populaire latham l’appareil a été construit sur les plans de l’ingénieur levavasseur.

Sa caractéristique essentielle est d’être absolument débarrassé haubanage haubans pas poinçons porteurs constructeur voulu réduire au minimum résistances passives l’air exerce sur surfaces non portantes l’aéroplane tendance est aujourd’hui générale plupart aéroplanes nouveaux ; on a reconnu que montants les câbles tout appareil constructif extérieur absorbe sans effet utile une bonne part la puissance du moteur et l’on s’est efforcé de simplifier : Bréguet Nieuport surtout présentent des dispositions remarquables à cet égard mais le nouvel Antoinette semble être allé beaucoup plus loin encore dans cette voie.

On peut s’en rendre compte au premier coup d’œil en examinant les photographies ci-jointes.

Autre caractéristique : on s’est attaché â donner tout l’ensemble formes pénétrantes ainsi les roues du châssis d’atterrissage sont recouvertes d’une enveloppe fuselée ayant forme de moindre résistance le moteur est protégé par une entrave semblable à celle des navires.

Autre particularité encore : l’appareil est calculé conformément aux conditions du concours militaire, pour enlever 3 personnes pilote observateur mécanicien : ce dernier se trouve placé devant le moteur il peut ainsi atteindre les différents organes extérieurs et assurer en pleine marche la sécurité mécanique des vols.

Comment a-t-on pu supprimer aussi totalement tout haubanage ? la construction spéciale des ailes a permis d’obtenir ce résultat elles forment en somme véritable poutre armée parfaitement contreventée et portant le corps l’appareil c’est une sorte de biplan dont les deux plans seraient extrêmement rapprochés.

Les ailes constituées par 4 longitudinales dont une fixe maîtresse mesure la base 700 hauteur l’extrémité 250 millimètres environ 3 autres poutrelles sont mobiles autour d’un axe de manière à permettre le gauchissement l’une est l’avant et les deux dernières â l’arrière.

La poutrelle mai tresse est située au tiers avant de l’aile.

Ces constituées chacune par 2 longerons et des poteaux. La section des longerons entre chaque poteau est en forme de T ; les longerons
portent des mortaises pour recevoir les tenons du poteau. Les poteaux ont une section cruciforme et chaque intervalle est relié par des câbles tendus en diagonale au nombre 4. Les poutrelles correspondantes de chaque aile sont solidement éclissées enter elles au moyen ferrures et de boulons qui assurent une liaison parfaite des deux ailes. Une lame d’acier destinée à renforcer l’éclissage est fixée au-dessous des deux longerons inférieurs de chaque poutrelle et les relie entre elles.

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Fig 2 : le monoplan vu de profil

En outre, des fermes transversales sont disposées tous 40 centimètres environ, elles constituées en section de T et fixées à chaque poutrelle longitudinale. Les arcs de chaque ferme sont reliés entre eux par des poteaux.

Le bord de l’aile est fixé dans un fort longeron de forme et de section appropriées.

Les formes l’aile ont été étudiées de manière à obtenir un rendement optimum corps l’aéroplane lui-même a porteuse dans la position de vol capot mi-aluminium mi-laiton son entoilage total assurent à l’avant forme pénétrante et lui donnent l’aspect d’une véritable étrave à constitué par une poutrelle à section quadrangulaire dont le maître-couple est au tiers avant. Les poutrelles des ailes traversent ce corps et sont éclissées à l’intérieur. La poutrelle maîtresse est solidaire du corps ; les 3 autres poutrelles sont mobiles autour d’un axe pour permettre leur rotation autour de cet axe, et par suite le gauchissement.

La queue porte un empennage horizontal en forme d’hirondelle l’extrémité ces deux parties queue sont fixés 2 gouvernails de profondeur. Il y a un seul empennage vertical sur la queue duquel vient se fixer le gouvernail direction oscillant entre les deux gouvernails de profondeur.

l’appareil repose sur deux pattes constituées par montants et des patins auxquels s’adaptent â droite et à gauche, 4 roues montées sur ressorts et placées les unes à côté des autres. A l’avant de chaque patin se trouve roue. Chaque patte est enfermée dans une gaine de toile effilée vers l’avant.

L’aéroplane est actionné par un moteur Antoinette 60 chevaux placé partie du corps entre l’étrave et la poutrelle avant. Le refroidissement se fait au moyen de radio-condenseurs Antoinette. Une transmission tubulaire à cardans réunit le moteur à l’hélice. La commande de direction est au pied comme dans Antoinette primitive avec une barre mobile. Les commandes de profondeur et de gauchissement sont faites au moyen d’un cadre-parallélogramme articulé placé devant le pilote qui tient dans sa main la barre supérieure ce parallélogramme. Pour monter ou descendre, il tire à lui ou avance cette barre et pour gauchir il déforme droite ou de gauche le parallélogramme.

Ajoutons que l’aéroplane a 15, 90m d’envergure, 56 m2 de surface portante ; il pèse vide 850kg et 1300 kg en ordre marche avec 3 personnes à bord de l’essence pour 300 km et une boite d’outillage.

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Fig 3 : l’avant de l’aéroplane : remarquer l’étrave et les enveleppes fuselées du châssis d’atterrissage.

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