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Denis de Sallo, fondateur du Journal des Sçavans, et son œuvre

Jacques Boyer, La Revue Scientifique Numéro 13 - tome LII - 23 septembre 1893

Mis en ligne par Denis Blaizot le mardi 24 février 2009

A propos de l’inauguration récente de la statue de Théophraste Renaudot Théophraste Renaudot Renaudot (Théophraste), né à Loudun en 1584, mort à Paris le 25 octobre 1653. Le jour de la justice s’est levé depuis longtemps pour cet homme extraordinaire, l’ingénieux, le courageux inventeur de la Gazette de France, le fondateur du Bureau d’adresses, du Mont-de-Piété et des consultations charitables. la postérité, par une éclatante et colossale démonstration, a consacré tout ce qu’il y avait de fécond et d’utile dans les conceptions du médecin de Loudun, et elle a assez vengé ce dernier des outrages qu’il a subis pendant sa vie, des difficultés sans nombre qu’il a dû vaincre pas à pas, et de l’opposition qu’il a trouvée dans le sein du premier corps médical du royaume. Rien n’a rebuté Renaudot : procès, calomnies, plaisanteries, tracasseries de toutes sortes, condamnations. Le Gazettier, comme on l’appelait, le trafiqueur, l’usurier, le charlatan, courtier d’annonces et d’amour, a tout supporté avec un courage inébranlable, soutenu pendant vingt-cinq ans par l’idée qu’il faisait une vaillante chose ; et, en dépit de ses ennemis, l’œuvre a grandi ... grandi au point de faire de la presse périodique la maîtresse du monde.

Il nous est impossible, dans ce Dictionnaire, de détailler par le menu la vie de Théophraste Renaudot, encore moins de faire l’histoire de ses nombreuses inventions ou de les apprécier. Tout ce que nous pouvons faire, c’est d’indiquer brièvement les principales étapes de cette existence menée à fond de train.

1584-1612. Théophraste Renaudot naît à Loudun, « Il prend, dit-il, ses degrés en médecine à dix-neuf ans, » sans indiquer dans quelle Faculté. Il voyage en France et à l’étranger, « pour y recueillir ce que l’on trouve de meilleur en la pratique. » Il revient à Loudun, y exerce sa profession, publie quelques livres et s’occupe aussi de l’éducation des enfants par une nouvelle méthode qu’il communique au père Condren, général de l’Oratoire.

14 octobre 1612. Renmaudot reçoit un brevet royal qui lui donne le privilège exclusif « de faire tenir bureaux et registres d’adresses de toutes les commodités réciproques des sujets du roi ». Muni de cette pièce, il se rend à Paris.

1613. Brevet de médecin du roi.

2 février 1618. Brevet de commissaire général des pauvres.

30 mars 1628. Brevet de maître et intendant des bureaux d’adresses. Renaudot va s’installer dans la rue de la calandre, en pleine cité, dans une maison portant pour enseigne le Grand-Coq. On conviendra que cette enseigne était bien trouvée.

1630. Renaudot publie son Inventaire des adresses du bureau de rencontre, in-4° (le privilège est du 8 juin 1629). Curieux programme dans lequel l’inventeur explique le mécanisme de son bureau, les avantages immenses qu’en retirera la société parisienne, et surtout les pauvres que l’abandon jette dans la misère, le vice, le crime. Il doit remplacer les avis et annonces placardés dans les carrefours de Paris. C’est l’équivalent de nos annonces dans les journaux à une époque où le journal n’existait pas encore. Quinze ou vingt ans après Renaudot, un autre homme de progrès, doublé cette fois du charlatan, devait remplacer le bureau d’adresses par un Dictionnaire des adresses de Paris, un véritable Bottin en raccourci. De Blégny devint le continuateur du médecin de Loudun.

30 mai 1631. De l’établissement du bureau d’adresses à la publication régulière et périodique d’une feuille imprimée dans laquelle les nouvelles les plus importantes seraient répandues dans le public, il n’y avait qu’un pas. Renaudot le franchit bientôt par l’invention de la Gazette, c’est-à-dire du premier de nos journaux, gazette encouragée par Richelieu qui y voyait un puissant moyen de gouvernement, et qui ne dédaignait pas d’y adresser des articles entiers.

Mais Renaudot comprit de suite que, pour le faire réussir, il devait abriter son bureau d’adresses sous l’aile du génie de la charité. « Le fondement et première institution du Bureau d’adresses, écrit-il, a été le soulagement des pauvres, tant malades que valides et mendiants. » Ses consultations charitables ont été, en effet, l’axe autour duquel ont pivoté ses autres invention, le bureau de rencontre, les prêts à gages, et le reste. C’est en leur nom que, dès le 3 février 1618, il avait été nommé par le roi commissaire général des pauvres. C’est encore en leur nom que des lettres patentes (2 septembre 1640) accordent « à tous ceux qui auraient quelque invention ou moyen servant au bien et soulagement des pauvres, mesmement quelque remède tiré des végétaux, animaux et minéraux », le pouvoir de les préparer sur les fourneaux mêmes du gazettier, La boutique de la rue de la Calandre devint un centre où affluèrent les médecins provinciaux pour faire parler d’eux, les apothicaires pour vendre leurs drogues, et les chirurgiens pour exécuter les opérations manuelles. Le succès de ces consultations fut prodigieux, et le gazettier déclare, non sans orgueil, « qu’il accourt tant de malades en son logis, que toutes les avenues sont occupées, et que plus de vingt mille personnes ont reçu soulagement. » La boutique de la rue de la Calandre devint même trop petite, et Renaudot avait caressé, dès l’année 1640, le projet de faire bâtir, sur un point du rempart qu’on aurait abattu et qui se trouvait entre la Porte Saint-Antoine et les religieuses du Calvaire, un vaste Hôtel orné d’un jardin médicinal.

16538-1642. Première phase des poursuites de la Faculté de médecine de Paris contre Renaudot, poursuites implacables, agrémentées d’une quantité de pamphlets, de chansons, contre le hardi novateur. René Moreau, Delavigne, Riolan, Guy Patin aiguisent tour à tour leur plume trempée dans le fiel. Mais Richelieu est là qui couvre de sa protection son favori, et les docteurs de Paris ne parviennent pas à ébranler le colosse qui menace leur autorité.

4 décembre 1642, Mort de Richelieu. Oh ! alors, débarrassée de son plus grand obstacle, la Faculté de médecine reprend courage. Elle recommence sa campagne contre le gazettier. Sa haine furibonde rejaillit sur les deux fils du malheureux, lesquels, en plein exercice de leurs cours pour parvenir à la licence, sont forcés de déclarer devant notaires qu’ils répudient toutes les inventions de leur père. La conscience se révolte contre un tel attentat à la morale ; mais rue de la Bucherie tout était bon pourvu qu’on parvint à l’anéantissement de l’ennemi. Renaudot finit par succomber, mais il fallut deux condamnations, une au châtelet, l’autre au Parlement (1er mars 1644) pour lui faire déposer les armes.

Il mourut le 25 octobre 1653. Voici en quels termes la Gazette annonce la fin de son fondateur :

« Le 25 du mois passé (octobre 1653) mourut, au quinzième mois de sa maladie, en sa soixante-dixième année, Théophraste Renaudot, conseiller médecin du roy, historiographe de sa majesté ; d’autant plus recommandable à la postérité, que comme elle apprendra de lui les noms des grands hommes qu’il a employés en cette histoire journalière, on n’y doit pas taire le sien. D’ailleurs assez célèbre par son grand sçavoir et la capacité qu’il a fait paraître durant cinquante ans en l’exercice de la médecine, et par les autres belles productions de son esprit, si innocentes, que les ayant toutes destinées à l’autorité publique, il s’est toujours contenté d’en recueillir la gloire » (Gazette, n° 135).

Un registre de la paroisse Saint-Germain-de-l’Auxerrois marquait aussi cette mort en ces termes :

« Du dimanche 26 octobre 1653, convoy de trente Prestres de deffunct noble homme maistre Théophraste Renaudot, vivant conseiller et médecin ordinaire du Roy, historiographe de Sa Majesté, intendant général des bureaux d’adresses de France, pris aux galleries du Louvre. »

Théophraste Renaudot avait été marié deux fois, d’abord à Marthe de Moustier, puis à Louise de Mâcon, le 26 octobre 1652. Cette dernière union, contractée à près de soixante-dix-ans, semble avoir été la triste ressource d’une âme profondément endolorie par des malheurs de famille.

Outre un petit Traité touchant le droit des pauvres (1623), une Oraison funèbre de Scévole de Sainte-llfarthe (1634), un Abrégé de la vie et de la mort du prince de Condé (1646) une Vie du maréchal de Gassion (1647), une Vie de Michel Mazarin, cardinal de Sainte-Cécile (1648), le gazettier a encore lancé en pâture à la curiosité publique les factums suivants dirigés contre la Faculté de médecine de Paris. Ils sont fort rares :

I. Factum de l’instance de Théophraste Renaudot ... contre le doyen et docteurs de l’École de médecine de-Paris ... (s. 1. n. d.), in-4°. — II. Autre Factum semblable (s 1. n. d.), in-4° — III. Les consultations charitables pour les malades. Paris, 1640, in-4°. — IV. Réponse de Théophraste Renaudot .. au libelle, fait contre les consultations charitables ... Paris,1641, in-4°. — V. Remarques sur l’avertissement à M. Théophraste Renaudot, portées à son auteur par Maschurat, compagnon imprimeur. Paris, 1641, in-4°. — VI. Le grand Merci de Maschurat, compagnon d’imprimerie, à l’auteur de l’avertissement à M. Renaudot (s. 1. n. d.), in-4°. — VII. Requête présentée à la reine par Théophraste Renaudot, en faveur des pauvres malades de ce royaume (s. 1. n. d.), in-4°. — VIII. Réponse à « l’Examen de la requête présentée à la reine » par M. Théophraste Renaudot, portée à son auteur par Maschurat, compagnon imprimeur. Paris, 1644, in-4°.

Extrait du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.
, de nombreux journaux scientifiques ou littéraires ont célébré à l’envi le père des journalistes français, mais pas un ne s’est souvenu d’un autre initiateur en son genre, du modeste et profond érudit Denis de Sallo, le fondateur du Journal des Sçavans, qui fit pour les lettres et les sciences ce que Renaudot avait si bien réussi pour la politique.

La Revue encyclopédique elle-même, qui a pourtant consacré un numéro entier (n° 63, 15 juillet 1893) à l’histoire de la presse française, s’est occupée exclusivement des journaux politiques, sans songer à ces recueils célèbres du XVIIe et du XVIIIe siècle ( [1]) où les Bayle, les Leclerc et les Basnage, pour ne parler que des plus illustres, ont publié leurs spirituels et savants articles qui resteront longtemps encore des modèles.

Je n’entreprendrai point, dans cette courte notice, de réparer complètement cet oubli, en esquissant l’histoire de la presse scientifique française. Cette histoire demande trop de développements pour être abordée en quelques lignes je désirerais seulement montrer ici combien cette idée qui nous paraît si simple et si naturelle aujourd’hui : la création d’un journal scientifique, était neuve en 1665 ; combien d’entraves ont suscitées à son créateur les auteurs médiocres que ce nouveau tribunal condamnait sans appel ; quelle patience, quelle érudition, quelle somme prodigieuse de travail il a fallu à ses fondateurs pour surmonter tous les obstacles, éviter les écueils qu’ils rencontrèrent chaque jour et donner à leur œuvre une vitalité assez forte pour lui permettre, en renaissant toujours de ses cendres, de se perpétuer jusqu’à nous.

Denis de Sallo, seigneur de la Coudraye, naquit à Paris, en 1626, d’une vieille famille noble du Poitou ( [2]).
Les études de sa première jeunesse furent peu brillantes, mais, dès son entrée en rhétorique au collège des Grassins, il remporta tous les prix de sa classe, devint l’année suivante un élève distingué de philosophie, et après la soutenance publique de remarquables thèses grecques et latines, il se livra avec ardeur à l’étude du droit. Ses rapides progrès lui permirent en 1652 de succéder à son père, Jacques de Sallo, dans sa charge de conseiller au Parlement de Paris. Trois ans après, il épousa Élisabeth Menardeau, fille d’un conseiller en la Grand’Chambre, dont il eut un fils et quatre filles. Il mourut, le 14 mai 1669, d’une attaque d’apoplexie. Sa mort, d’après Vigneul-Marville, aurait été causée par la perte de toute sa fortune au jeu en 1665 ; mais outre que cette anecdote est peu vraisemblable, vu le caractère de Sallo, qui fut toute sa vie un laborieux, elle est controuvée par une lettre de Guy-Patin (13 novembre 1665), qui prouve qu’à cette époque de Sallo n’avait nulle envie de mourir, et par le témoignage du P. Honoré de Sainte-Marie, qui s’accorde avec Moréri pour placer sa mort en 1669 et non en 1665 ( [3]).

Maintenant que nous avons esquissé à grands traits les principaux événements de sa vie, d’ailleurs peu agitée, passons à l’étude de son caractère et de son œuvre :

« Il lisait toute sorte de livres, dit Moréri, avec un soin incroyable, et employait continuellement des personnes gagées pour transcrire ses réflexions et les extraits qu’il leur marquait : de sorte que par cette manière d’étude il se mit en état de composer en peu de jours des traités sur toute sorte de matières, comme il le fit voir en plusieurs rencontres ( [4]). »

C’est probablement le nombre considérable de matériaux ainsi réunis au cours de ses lectures qui lui donna l’idée de donner au public ces extraits dont il avait reconnu, par sa propre expérience, toute l’utilité.

Il s’adjoignit pour exécuter cette œuvre, colossale alors, plusieurs savants ou hommes de lettres : de Bourzeis, théologien distingué, de Gomberville, Chapelain, le fameux auteur de la Pucelle, et l’abbé Gallois, qui semblait « né pour ce travail ( [5]) » mais de Sallo revoyait tous les articles, peu nombreux d’ailleurs, que lui fournissaient ses collaborateurs et en écrivait lui-même le plus grand nombre.

Une fois le privilège obtenu, l’appui de Colbert assuré, le plan arrêté et la périodicité fixée, le Journal des Sçavans ( [6]) parut enfin, le lundi 5 janvier 1665, en une feuille et demie in-4°, sous le pseudonyme d’Hédouville ( [7]), et continua de paraître tous les lundis jusqu’au 30 mars de la même année, époque à laquelle son privilège fut retiré à de Sallo.

Quoique sa critique fût toujours modérée et juste, elle lui avait cependant attiré de nombreux ennemis parmi les gens de lettres et, ce qui était plus dangereux, parmi les jésuites, alors tout-puissants, « qui n’avaient pu voir sans dé plaisir s’élever un tribunal littéraire et philosophique qui ne relevait pas d’eux, qui détestaient, d’ailleurs, Sallo et ses amis, en leur qualité de parlementaires et de gallicans suspects de jansénisme ; ils joignirent leurs plaintes aux cris de l’amour-propre blessé ; ils firent agir le nonce du pape, et celui-ci finit par obtenir qu’il serait fait défense à Sallo de continuer sa publication ( [8]). »

Le prétexte donné était un passage du journal dans lequel de Sallo critiquait un décret des inquisiteurs « dont les oreilles délicates demandent de si grands ménagements ( [9]) ».

Colbert conserva toutefois son amitié à son protégé, le dédommagea de la suppression de son journal par un emploi aux finances, et comprenant tout l’intérêt de l’œuvre de Sallo, chargea l’abbé Gallois de la continuer.

Le journal reparut le4 janvier 1666, et dès cette année il est illustré ( [10]) ; mais l’abbé Gallois. qui garda la direction du journal pendant neuf ans le publia très irrégulièrement ; ainsi l’année 1670 n’a qu’un numéro et l’année 1673 n’en a vu paraître aucun.

En 1675, le journal passe aux mains de l’abbé La Roque, qui apporta dans ses fonctions une ponctualité digne d’éloges, mais qui était loin comme science de valoir son prédécesseur ; ensuite, en 1686, « le chancelier Boucherai, qui s’en était déclaré le protecteur ( [11]) », en confia la direction au président Cousin.

En fin, en 1701, le journal est acquis pour l’État par le chancelier de Pontchartrain, qui confia la composition du recueil non plus à un seul homme, mais à une compagnie de savants : Dupin, Rassicod, Andry, Fontenelle, Vertot et Julien Pouchard comme directeur ( [12]).

Ainsi renouvelé, soutenu par l’abbé Bignon, neveu du chancelier, le Journal des Sçavans reparut le 2 janvier 1702, et son histoire jusqu’en 1792, où les événements politiques l’obligèrent à s’arrêter de nouveau, présente cette seule particularité qu’à partir de 1724 sa périodicité change, et que, d’hebdomadaire, il devient mensuel avec des suppléments semestriels ( [13]).

Sylvestre de Sacy essaya, en 1796, de ressusciter le journal, mais sa tentative échoua après la publication de douze numéros du 16 nivôse au 30 prairial de l’an V ( [14]).

Rétabli en 1816, sur la proposition de de Barbé-Marbois, garde des sceaux, et Dambray, chancelier, sur un rapport de l’historien Guizot, alors secrétaire général au ministère de la Justice, le Journal des Savants reparut, mais cette fois pour ne plus disparaître, le 1er septembre.

A partir de cette époque, la présidence du Comité de rédaction appartint au garde des sceaux jusqu’au décret impérial du 24 mai 1857, par lequel elle fut transférée au ministre de l’Instruction publique, sous les auspices duquel le journal se publie encore actuellement ( [15]).

Telle fut la vie si mouvementée du premier journal scientifique, vie qui prouve, mieux que tous les éloges, que l’œuvre de Sallo possédait les qualités qui rendent féconds et durables les travaux intellectuels : le mérite et l’utilité.

Lire également : JACQUES BOYER, Création du premier journal scientifique, La Nature N°3140 - 1er Aout 1947


[1Nouvelles de la république des lettresin-12, Amsterdam, 1684-1718.—Bibliothèque universelle et historique in-12, 1686-1693. — Histoire des ouvrages des savants ; in-12, 1687-1709, etc.

[2Moréri,Grand Dictionnaire historique, édit. Drouet, in-folio, 1759, t. IX, p. 96 de la lettre S. La plupart des renseignements biographiques qui suivent sont, empruntés à cet article.

[3Camusat, Histoire des journaux imprimés en France ; in-12, 1721, p. 37 et suiv. — Mémoire historique sur le Journal des Sçavans, t. X, p. 607 de la Table du Journal des Sçavans, par l’abbé Claustre ; in-4 0 Paris, 1764.

[4Voir au sujet de ces « rencontres » : Moréri, loc. cit.

[5Fontenelle, Éloge de l’abbé Gallois. O. de Fontenelle, t. VI, p. 204, in-8°, 1790.

[6Voir, pour l’histoire détaillée du Journal des Savants : Hatin, Histoire politique et littéraire de la presse en France, 1859, t. Il, p. 151 et suiv., et Mémoire historique sur le Journal des Sçavans, dans la Table du Journal, par l’abbé de Claustre, 1764, in-4°, t. X, p. 595 et suiv.

[7C’était le nom d’un de ses domestiques.

[8Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, p. 29, col. 2 ; gr. in-8°, Paris, 1866.

[9Camusat, loc. cit., p. 18.

[10Voir, entre autres, la superbe planche gravée représentant un pou vu au microscope ; elle ne mesure pas moins de 40 à 50 centimètres (année 1666, 292 de la réimpression de 1729). Cette réimpression est une reproduction à peu près textuelle de l’édition originale, fort rare. A ce propos, je crois utile de faire une remarque bibliographique : le Journal des Savants, comme tous les journaux analogues du XVII e et du XVIIIe siècle qui avaient du succès, était réimprimé au fur et à mesure de l’épuisement des numéros ; ainsi, dans l’exemplaire que j’ai consulté à la bibliothèque de l’Arsenal, l’année 1665 est de 1733, l’année 1666 de 1729, tandis que l’année 1676 a été réimprimée en 1717 .. Aussi est-il pour ainsi dire presque impossible de trouver deux collections de ces recueils qui se ressemblent exactement. Si on ajoute à cela que, dans les réimpressions, l’éditeur a intercalé quelquefois des notes sans indiquer qu’elles ne figuraient pas à l’édition originale, que quelques-uns de ces recueils ont été contrefaits en Hollande, on aura une idée de la difficulté des recherches et l’explication de la divergence si regrettable des citations.

[11Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, p. 99, col. 2.

[12Mémoire historique sur le Journal des Sçavans,p. 630.

[13Il y avait eu aussi un volume supplémentaire pour chacune des années 1707, 1708 et 1709, et l’année 1773 -a que les cinq numéros des premiers mois.

[14Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française. p. 30, col. 2.

[15Hatin, ibid.