Armement du Moyen Age et de la renaissance

Quelle est l’origine du motif décoratif qui a joué un si grand rôle en France sous le nom de fleur de lis ? Résulte-t-il de la simplification d’une fleur, d’une feuille, de toute autre production naturelle ou, au contraire, d’un objet inanimé ? A-t-il pris naissance sur le sol français ? Y a-t-il été (...)

On désigne ordinairement sous le nom de cotte de mailles toute défense de corps assez souple en forme de chemise. En réalité il y a lieu de distinguer la broigne et la chemise de mailles ou haubert qui lui est bien postérieure. La broigne est une tunique faite d’un tissu quelconque, sur lequel (...)

La hallebarde est une arme d’hast d’origine suisse qui fut introduite en France vers le milieu du règne de Louis XI, en 1470. C’est une sorte de lance à fer très long portant, transversalement, une hache ou un croissant qui se prolonge souvent, du côté opposé, par une pointe, un croc ou un marteau ; (...)

Le bouclier est certainement la pièce la plus ancienne de l’armure. Il vint tout naturellement à l’esprit des premiers combattants de se préserver du choc des traits, du tranchant de la hache par un abri portatif. Son invention n’a pas coûté beaucoup d’efforts aussi le trouve-t-on chez tous les (...)

L’armure de tête, qui avait atteint, dans l’antiquité, une assez grande perfection, décline en même temps que l’empire romain ; les batteurs d’armures, aux premiers siècles de l’ère chrétienne, ne sont plus capables de forger des casques d’une seule pièce ; ils ne savent qu’assembler, plus ou moins bien, (...)

On nommait jadis armures de parement celles qui, destinées surtout à la parade, se couvraient de gravures, de ciselures, d’incrustations. Quant aux armures de joute, souvent aussi très luxueuses, elles comprenaient des pièces doublées et renforcées surajoutées à l’armure ordinaire. Il faut du reste (...)

Nous avons vu quelles étaient les différentes parties de l’armure au début du XVe siècle. Elle va devenir d’abord plus résistante, plus close et plus légère, mais bientôt le perfectionnement des armes à feu obligera à l’alourdir à tel point que le soldat renoncera à la porter, préférant les risques d’une (...)

L’armure dont nous voulons nous occuper est l’armure complète d’acier battu, ajustée au corps, articulée de façon à permettre tous les mouvements. Cette armure, qui fait de l’homme de guerre une véritable statue d’acier, n’apparaît qu’à la fin du moyen-àge. L’antiquité grecque et romaine n’a employé que (...)