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Le tir des fusils de chasse

La Nature N°790, 795 et 797 — 1888

Mis en ligne par Denis Blaizot le mardi 22 décembre 2009

 1re partie — N°790 - 21 juillet 1888

Si les chasseurs sont nombreux, par contre, ceux qui connaissent, même à grands traits, les qualités balistiques de l’arme dont ils font usage, sont certainement fort rares ; aussi croyons-nous qu’il n’est pas sans intérêt d’analyser, à l’intention de nos lecteurs passionnés à la fois pour la chasse et la mécanique, une remarquable étude expérimentale faite par M. le capitaine Journée, à l’Ecole normale de tir du camp de Châlons, sur le Tir des fusils de chasse. Ils y trouveront une foule de renseignements précieux, des faits nets et précis résultant d’innombrables expériences sur les fusils de chasse actuels, et dont l’ensemble pourrait former le chapitre le plus intéressant d’un traité sérieux et complet sur l’Art de chasser.

Nous suivrons pas à pas l’auteur de ce remarquable travail.

Calibre des fusils. — L’empirisme règne en maître chez les armuriers qui désignent encore le calibre des fusils de chasse par le nombre de balles sphériques nécessaires pour faire une livre ! (500 gr.) Aussi, suivant les fabricants, les diamètres des fusils d’un calibre donné peuvent-ils varier d’un demi-millimètre.

Voici les valeurs moyennes les plus probables des diamètres en millimètres correspondant aux divers calibres :

Calibres 32 24 20 16 12 10 8 4
Diamètres correspondants en millimètres 13,5 14,5 15,5 17 18,5 19,5 21,2 26

Échelle des numéros de plomb. — Même empirisme en ce qui concerne les numéros de plomb, mais avec de notables différences entre les grosseurs des grains de plomb portant le même numéro suivant leur provenance, et obligation pour M. le capitaine Journée de construire une courbe pour définir les grains de plomb employés (fig. 1).

D’ailleurs les grains de plomb ne restent pas sphériques pendant le tir : ils s’écrasent et prennent une forme polyédrique d’autant plus nette que le plomb est plus à l’arrière de la charge, la poussée des gaz plus énergique, et le plomb moins dur. L’alliage du plomb avec l’étain et l’antimoine s’écrase moins que le plomb pur.

Vitesse des plombs. — La pénétration d’un grain de plomb de grosseur donnée dépend de sa vitesse restante au moment du choc, et pour que cet effet soit produit le plus loin possible, il faut nécessairement réaliser la vitesse initiale la plus grande possible en modifiant les conditions de chargement pour obtenir pratiquement ce résultat sans compromettre la solidité du fusil ou la sûreté de son fonctionnement.

Influence de la nature de la poudre. — Avec un fusil calibre 16 à canon choke-bored (à âme conique) et 30 grammes de plomb n°2, une charge de 4 grammes de poudre donne, suivant la qualité des vitesses initiales variant de 291 à 382 mètres par seconde. Dans un fusil calibre 16 à canon cylindrique, et 30 grammes de plomb n°6, une charge de 4,5 grammes donne les résultats suivants :

Vitesse initiale en mètres par seconde
Poudre de chasse fine 391
extra fine 418
dite de carabine (gros grain) 341
Poudre pyroxyllée de chasse 354

Variations de la vitesse avec le poids de la charge. — Les résultats sont représentés dans la figure 2 et se rapportent à de la poudre superfine tirée dans un fusil choke-bored calibre 16.

Tassage de la poudre. — Un léger tassage de la poudre accroît la vitesse initiale, mais un tassage plus énergique ne donne pas sensiblement plus de vitesse qu’un léger tassage.

Canons choke-bored. — Toutes choses égales d’ailleurs, et à 5 mètres de la bouche, un canon choke-bored donne une vitesse initiale de 1,5 % environ plus grande qu’un canon cylindrique (545 mètres par seconde contre 340), mais M. Journée attribue cet excès de vitesse à ce que les plombs sortent de ces canons en paquet serré et ne se divisent qu’à une certaine distance de la bouche, perdant ainsi moins de vitesse pendant leur trajet dans l’air que lorsqu’ils sont éparpillés.

Longueur du canon. — Tous les canons des fusils de chasse à deux coups ont sensiblement une longueur uniforme, indépendante de leur calibre et qui est de 75 centimètres. En allongeant le canon du fusil de 1 centimètre, on accroît sensiblement la vitesse initiale de 1 mètre par seconde.

Étui de la cartouche. — Les étuis en carton peuvent se fendre et laisser passer une partie du gaz de la poudre en avant de la bourre des plombs ; on perd ainsi 50 mètres par seconde dans la vitesse initiale, et cette perte peut aller jusqu’à 100 mètres par seconde.

Les étuis cuirassés intérieurement donnent moins de perte de vitesse initiale. Dans les fusils chambrés pour des étuis en carton, lés étuis métalliques donnent, pour une même charge, une vitesse un peu moindre que les étuis en carton, et il convient alors, pour atteindre la même vitesse avec la. poudre noire, d’augmenter la charge d’environ 0,5 gramme.

Bourres. — La bourre a une influence considérable, Mince et non plastique, elle laisse passer une partie du gaz dans le plomb, donnant ainsi une faible vitesse relative. Avec une bourre élastique, la poudre brûle moins vivement qu’avec une bourre dure, et la vitesse est moins grande dans le premier cas que dans le second.

Les plus grandes vitesses sont obtenues, toutes choses égales d’ailleurs, avec une bourre dure moins plastique, telle que la bourre en cire et graisse ou la bourre en feutre saturée, de cire ou de graisse.

Les expériences ont donné une vitesse de 289 mètres par seconde (à 5 mètres de la bouche) avec,une bourre élastique en feutre non graissée, contre 351 mètres par seconde, vitesse obtenue avec une bourre en cire et graisse de 7 millimètres d’épaisseur comprise entre deux rondelles de carton lustré de 0,8 millimètre d’épaisseur.

Grosseur du plomb. — Les vitesses initiales-sont indépendantes de la grosseur des grains de plomb, mais les vitesses restantes à une certaine distance de la bouche décroissent d’autant plusvite. que le plomb est plus petit.

Sertissage du plomb. — Des cartouches bien sorties ont donné, avec la poudre superfine, -une 1 vitesse de 20 mètres par seconde, supérieure aux vitesses obtenues avec des cartouches non serties.

Poids de la charge de plomb. — A charge de poudre égale, la vitesse des plombs augmente à mesure que le poids de plomb de la charge diminue. Pour un fusil de calibre 16, la vitesse augmente de 3 à 4 mètres par seconde lorsque la charge de plomb diminue de 1 gramme dans les limites ordinaires comprises entre 30 et 40 grammes.

Température. — A défaut d’expériences directes, on peut admettre, par analogie avec les résultats des cartouches de poudre noire du fusil modèle 1874, que la vitesse initiale est de 10 mètres par seconde plus grande en été qu’en hiver.

Vitesses individuelles des grains de plomb. — Les illégalités des grains de plomb leur font perdre inégalement leurs vitesses initiales. A 30 mètres de la bouche, les vitesses diffèrent de 8,5 mètres par seconde en moyenne, et les écarts extrêmes peuvent s’élever à 50 ou 40 mètres par seconde.

Vitesses restantes à différentes portées. — Le diagramme de la ligure 5 indique les vitesses restantes en fonctions des portées pour du plomb non durci, des plombs n° 2 et n° 11 à la température de 00 centigrade.

En changeant les vitesses initiales et en construisunt les courbes des vitesses restantes correspondantes aux différentes portées, l’expérience a démontré qu’il’ n’y avait pas avantage à dépasser la vitesse initiale de 580 mètres par seconde au point de vue des vitesses restantes à une portée moyenne.

Les grandes vitesses initiales déforment beaucoup les grains de plomb, et pour de la grenaille de plomb pur n°0, et des vitesses initiales respectivement égales à 380 et 450 mètres par seconde, c’est la plus faible vitesse initiale qui donne, à 20 mètres de portée, la plus grande vitesse restante. Il y aurait donc avantage à lancer des grains de plomb indéformables ayant une densité au moins égale à celle du plomb pour augmenter le cercle dans lequel un numéro de plomb donné peut produire un effet meurtrier.

Puissance meurtrière des plombs. — Il est possible de tuer un animal relativement gros en le criblant de petit plomb lancé à grande vitesse. Toutefois il est évident que l’effet cherché sera plus sûrement obtenu avec un petit nombre de projectiles de grosseur appropriée à la taille de l’animal. Suivant que l’animal doit être tiré de près ou de loin, le poids des projectiles sphériques en plomb doit varier du 1/2000 à 1/10000 du poids de l’animal que l’on cherche à abattre. On emploie habituellement les numéros de plomb de 10 à 12 pour les petits. oiseaux (alouettes, etc.) ; les n°6 à 8 pour. les perdrix ; les n° 2 à 6 pour le lièvre ; les n° 00 à 2 pour le chevreuil ; les chevrotines ou la balle pour les animaux plus gros.

En moyenne, on emploie des plombs dont le grain pèse 1/5000 du poids de l’animal que l’on cherche à abattre.

Des plombs ayant ce poids relatif brisent la plupart des os de l’animal frappé quand ils arrivent avec une vitesse supérieure à 150 mètres par seconde et ils peuvent en tous cas, s’ils ne les 1 tuent pas, leur faire des blessures très graves.

Les mêmes plombs ne font plus que des plaies contuses quand ils frappent directement la chair à une vitesse inférieure à 80 mètres par seconde, et ils peuvent ne rien faire d’appréciable quand ils frappent un épais matelas de plume ou de poils.

D’après cette règle et le graphique des vitesses restantes, les plombs appropriés à la grosseur du gibier peuvent produire un effet meurtrier jusqu’aux distances données ci-dessous en les tirant au maximum de vitesse initiale qu’il soit utile de réaliser, soit 380 mètres par seconde.

Numéro du plombBrise les membres à une distance de :Pénètre dans les chairs sans briser les os
0 60m 95
2 55 90
4 50 80
6 45 75
8 40 70
10 35 60

En employant des projectiles en plomb pesant notablement plus que 1/5000 du poids de l’animal, on pourrait produire de l’effet à des distances supérieures à celles données dans le tableau ci-dessus, Ainsi un boulet qui tombe de 10 mètres de haut et qui a une vitesse de 14 mètres par seconde suffit pour tuer un homme. Un train de chemin de fer animé d’une vitesse d’une dizaine de mètres par seconde suffit, par son choc, pour broyer un homme ou un cheval même sans l’écraser sous les roues ; de même une chevrotine animée d’une assez faible vitesse suffit pour broyer un petit oiseau, et une balle lancée à la main pour assommer une perdrix. De même, dans certains cas ; on pourra tuer un gros animal avec du petit plomb et avoir des coups de hasard qui s’écarteront notablement de la règle donnée ci-dessus. Ainsi on cite des hommes qui sont tombés foudroyés par un seul grain de petit plomb qui leur était entré dans l’œil. Il y a eu des soldats tués par l’ancienne balle de tube à tir qui pesait 1 gramme, et avait une assez faible vitesse.

Les différents êtres animés offrent, du reste, des différences notables dans la sensibilité aux blessures. Un plomb suffit pour faire tomber la bécassine, le chevreuil ; une blessure relativement légère met l’homme hors de combat. La perdrix continue son vol avec les pattes brisées, le lièvre se sauve en courant sur les moignons, ou encore les entrailles pendantes . Le sanglier bourre parfois avec 10 balles dans le corps et les membres brisés. Il faut atteindre un félin dans ses organes essentiels (cœur, cerveau), pour le tuer rapidement. Un félin peut être criblé de blessures qui le feront mourir en peu de temps sans cesser d’être dangereux. On voit donc que la puissance meurtrière du plomb n’est pas une chose absolue qui puisse être chiffrée exactement.

Ce que nous avons dit des vitesses restantes fait comprendre qu’il est impossible de reporter plus loin la limite à laquelle chaque numéro de plomb cesse de produire de l’effet. Les valeurs que nous avons données représentent les limites pratiques de la portée efficace maxima de ces plombs.

Des grains sphériques indéformables et ayant la densité du plomb auraient une puissance meurtrière s’étendant à peu près deux fois plus loin que celle de la grenaille de plomb.

Après avoir résumé l’intéressant chapitre de la puissance meurtrière des grains de plomb nous continuerons prochainement à analyser le remarquable mémoire de M. le capitaine Journée.

 2e partie — N°795 - 25 août 1888

Nous avons terminé notre précédent article par l’analyse du chapitre relatif à la puissance meurtrière des grains de plomb. Nous allons aborder la suite des résultats obtenus par M. le capitaine Journée.

Recul. — Le recul est une fonction du poids du fusil, du poids du plomb, des bourres de la charge de poudre et de la vitesse initiale. Le tableau ci contre résume les différents éléments de chargement et de recul des fusils de chasse dans les conditions moyennes où ils sont employés.

L’effet moyen du recul, comme impression physiologique, est représenté par la dernière colonne du tableau ; on voit qu’il varie environ du simple au double suivant le fusil employé :
Portée extrême des fusils de chasse. — L’on a intérêt à connaître la portée extrême des fusils de chasse, autant pour éviter les réclamations des voisins que pour éviter des accidents. Cette portée dépend à la fois de l’angle de tir et de la grosseur du plomb, mais est à peu près indépendante de la vitesse initiale lorsque celle-ci varie entre 200 et 400 mètres par seconde. Le diagramme ci-contre (fig. 1) montre d’un seul coup d’œil comment varie la portée avec l’angle de tir.

Il suffit d’abaisser la verticale passant par le point d’intersection de la courbe ovoïde et des rayon, correspondant aux différents angles : le chiffre inscrit sur la ligne horizontale donne la portée en mètres. On voit, par exemple, que la portée est la nième pour un angle de 10° et un angle de 50°, et que celle portée est de 150 mètres. La portée maxima du plomb n° 4 est de 200 mètres sous un angle de tir de 32° ; elle est d’environ 400 mètres pour le plomb 00 pesant 1 gramme par grain. Au delà de 120 mètres, le plomb de chasse est entièrement inoffensif, sauf pour les yeux. La balle sphérique, calibre 16, tirée sons des angles de 25° à 50° porte à 1000 mètres environ.

Chargement des cartouches. — La poudre superfine est celle qui convient le mieux pour la charge des cartouches qui doivent correspondre au chambrage du fusil à tirer, suivant que celui-ci e,t chambré pour cartouches à gros ou à petit bourrelet. La poudre fine donne moins de vitesse que la poudre superflue : la poudre extra-fine est trop vive et coûte trop cher.

La charge de poudre superfine doit être de 4 grammes pour le calibre 16 et de 4,5g pour le calibre 12. Les étuis métalliques nécessitent des charges de 0,5g plus fortes que les étuis en carton.

La bourre doit être en cire et graisse ou en feutre saturé de cire et graisse ; l’épaisseur doit être comprise entre la moitié et les deux tiers du calibre de l’arme. Cette bourre doit être placée entre deux cartons pour empêcher la poudre de toucher directement les matières grasses et les grains de plomb de s’incruster dans la bourre.

La charge de plomb doit être de 30 à 35 grammes pour le calibre 16 et de 35 à 40 grammes pour le calibre 12.

Lorsque, dans un fusil à deux coups, l’un des canons est choke-bored et l’autre cylindrique, ce dernier doit être chargé avec du même plomb plus fin, car, dispersant davantage, il est destiné à être tiré à une plus faible distance que l’autre ; le coup doit donc être plus garni, et il n’y a pas d’inconvénient à employer des grains moins lourds, la distance de tir étant plus faible. Le plomb durci est préférable au plomb pur qui est trop mou, se déforme et conserve bien moins sa vitesse que le plomb dur.

Dispersion du plomb et dimension des gerbes. — L’ouverture de la gerbe des fusils de chasse et l’emploi d’un grand nombre de grains de plomb sont les correctifs nécessaires de la maladresse humaine ; et, comme les écarts personnels de chaque chasseur sont bien plus grands, en général, que la gerbe de plomb d’un fusil de chasse ordinaire, il s’ensuit que le tir très serré ne convient qu’aux très bons tireurs.

Lorsqu’une charge de plomb est lancée, dans de bonnes conditions par un canon non rayé sur une cible verticale suffisamment grande pour recueillir tous les plombs, elle forme une gerbe circulaire dans laquelle les empreintes se trouvent réparties suivant les lois habituelles de la probabilité.

La densité des empreintes va en décroissant du centre à la circonférence.

La meilleure façon d’apprécier la dispersion d’une gerbe de plomb consiste à tirer sur une cible assez grande pour recueillir tous les plombs et à mesurer le rayon de la circonférence ou encore les dimensions du rectangle qui contient une fraction définie des empreintes des grains de plomb les plus au centre. Cette fraction doit être comprise entre 50 % et la totalité des empreintes

Les différents grains d’une charge de plomb subissant dans l’air des pertes de vitesse inégales, dues à leurs différences de poids, diamètres et déformations, il en résulte qu’une charge de plomb en mouvement vue par côté a la disposition représentée figure 2 (ci-dessous). L’allongement relatif de la gerbe est d’autant plus grand que la portée est plus grande. Il est facile de contrôler cette disposition en tirant à une certaine distance sur une surface d’eau calme et étendue.

La dispersion du plomb est sensiblement indépendante de la nature de la poudre. Toutefois, avec des canons cylindriques, la dispersion est un peu plus grande avec des poudres lentes, telles que la poudre au picrate, qu’avec des poudres vives, telles que la poudre superfine. Cela tient à ce que l’étalement du plomb à la sortie du canon est d’autant plus grand que la pression est plus forte à la bouche. Quand la vitesse initiale des plombs dépasse 400 mètres par seconde, la dispersion s’accroît sensiblement avec la vitesse du fait des déformations considérables que . les plombs subissent.

A la condition de bien remplir son rôle d’obturateur, la bourre n’a pas d’influence sur la dispersion, mais la dispersion s’accroît dans des limites considérables si la bourre obture mal. La bourre placée en avant du plomb doit être légère, sans quoi elle accroît la dispersion.

Dans les limites habituelles, le poids de la charge de plomb n’a pas d’influence sur les dimensions de la gerbe. La dispersion est d’autant plus forte que le plomb est plus petit.

La déformation des projectiles joue aussi un rôle important dans la dispersion de la charge.

En tirant à mitraille dans des pièces d’artillerie des balles sensiblement indéformables en zinc, en fer, en fonte, on a constaté que la dispersion du tir reste à fort peu près proportionnelle à la distance.

D’autre part, en tirant de la grenaille de plomb dans les fusils de chasse, on observe que la dispersion croit beaucoup plus que proportionnellement à la distance. Cet accroissement relativement plus rapide de la dispersion de la grenaille de plomb, tient aux déformations que les grains subissent dans le canon. Quand on tire à une forte vitesse, il est impossible, avec les poudres actuelles d’éviter la déformation du plus grand nombre des grains de plomb. Un fort durcissement du plomb peut réduire sensiblement ces déformations, mais ne les supprime pas entièrement.

En employant de la grenaille de laiton, de zinc, de fonte, de fer, on éviterait à peu près entièrement ces déformations ; mais avec les métaux ci-dessus et tous les métaux communs, on aurait l’inconvénient d’avoir une densité inférieure à celle du plomb. Dans un même parcours, les grains d’un même diamètre et même les grains d’un même poids subiraient des pertes de vitesse notablement plus grandes que les grains de plomb. Les grains ayant la moindre densité auraient donc une puissance meurtrière s’étendant moins loin que celle des grains de plomb.

Les seuls métaux durs et ayant une densité égale ou supérieure à celle du plomb (or, platine, tungstène, ... ) sont tous trop chers et trop difficiles à travailler pour pouvoir être utilisés comme projectiles de chasse.

Il faut remarquer aussi que des grains indéformables ne pourraient être tirés dans des canons choke-bored. Comparés aux charges de grains de plomb tirés dans un canon choke-hored, les avantages de grains indéformables, au point de vue de la précision, ne seraient appréciables qu’au delà de 50 mètres, Les canons choke-bored ou à étranglement qui fournissent le tir le plus serré sont ainsi constitués : Le canon cylindrique jusque près de la bouche, est conifié de 1/50 à 1/15 de calibre sur une longueur de 5 à 4 calibres, puis ce canon redevient cylindrique sur une longueur de 1 calibre (fig. 3)

Voici comment, d’après M. le capitaine Journée, s’explique la différence de dispersion d’un canon cylindrique ou d’un canon choke-bored.

Au moment de la déflagration, la charge de plomb poussée par la poudre s’écrase par suite de son inertie.

L’ensemble des grains de plomb manquant de cohésion tend à s’étaler en largeur mais en est empêché par les parois du canon.

Les plombs conservent celte tendance à l’expansion latérale tant que dure la poussée des gaz. La cause qui tend à faire étaler une charge de petit plomb est la même que celle qui produit le forcement par inertie des balles allongées.

Dans un fusil lisse et cylindrique, la charge de plomb arrive donc à la bouche toujours poussée et ayant, par suite, toujours une tendance à s’épanouir. Cette cause produit une dispersion initiale des plombs dans tous les sens et le diamètre de la gerbe contenant la plus grande partie des .grains est pour les petites distances à peu près égale à 3/100 de la portée. Cette règle se vérifie dans les fusils de chasse et dans les canons lisses tirant à mitraille. La tendance de la gerbe à s’ouvrir est d’autant plus grande que la pression à la bouche est plus grande. C’est pour cette raison que les armes très courtes dispersent plus que les armes longues.

Dans un canon choke-bored, la charge de plomb entrant dans la partie conique, reçoit du fait de cette conicité un resserrement assez brusque. Les plomb situés à la circonférence et ceux qui les touchent sont lancés vers le centre de la charge. Cette contraction de toute la masse peut être combinée de façon à faire exactement équilibre à la tendance qu’a la poussée du gaz à étaler la masse de plomb.

Dans un canon choke-bored bien organisé, la charge de plomb sort donc sans tendance à s’étale et, par suite, sans déviation initiale des grains.

Les cartouches grillagées, tirées dans un canon cylindrique, donnent la même dispersion des plombs que les charges de plomb en vrac tirées dans un canon choke-bored. Le grillage diminue la déviation initiale en empêchant l’étalement latéral des plombs au sortir du canon.

Il n’y a pas de différence de dispersion bien sensible entre les tirs d’une même espèce de cartouche d’une part dans un canon cylindrique en parfait état d’entretien, et, d’autre part, dans un canon semblable, mais rouillé, mal poli et cabossé.

Tir du plomb de chasse dans les armes rayées. — Quand on tire du plomb de chasse dans une arme rayée, les plombs situés à la périphérie de la charge prennent la rayure, entraînent les plombs qui les touchent et communiquent ainsi à toute la charge le mouvement de rotation commandé par la rayure.

Les plombs sortent du canon animés d’une force centrifuge d’autant plus grande, qu’ils se trouver placés plus loin de l’axe du canon. Cette force centrifuge augmente la dispersion initiale des plombs.

Les grains situés à la périphérie de la charge se disposent sur la circonférence d’un cercle dont le rayon est d’autant plus grand que le pas de la rayure est plus court. Les plombs situés au centre de la charge portent au centre du groupement (fig. 4).

 3e partie — N°797 - 8 septembre 1888

Tir à balle dans les fusils de chasse. — La balle sphérique du calibre exact est celle qui dans un canon lisse donne les meilleurs résultats. Le tir de cette balle, quoi qu’on fasse, n’est jamais bien brillant.

Dans les meilleures conditions de tir, on ne peut songer à loger 10 balles, si ce n’est par hasard, dans un carré de moins de 50 centimètres de côté à la portée de 50 mètres. A 400 mètres il faudrait un rectangle vertical de 30 mètres de côté pour contenir tous les coups. Le tir d’une balle unique allongée dans un fusil lisse est toujours plus dispersé que celui de la balle sphérique. Le tir à 2 balles est encore plus mauvais. A 50 mètres, tous les coups ne sont pas compris dans un carré de 1 mètre de côté. Le tir à 2 balles fatigue en outre énormément les armes.

Réglage des fusils. — Pour que les deux canons "d’un fusil de chasse portent dans la même direction, il faut que ses deux canons forment entre eux un certain angle dans le plan horizontal. Cet angle appelé convergence est déterminé par l’expérience. Dans un fusil calibre 16 bien réglé et tirant une charge de 4 grammes de poudre superfine, cet angle est de 15 minutes.

L’angle de mire, ou angle formé par la ligne de visée et l’axe des canons est assez variable suivant les armes. Il a été trouvé de 50’ pour un fusil calibre 16 tirant des cartouches chargées avec 4 grammes de poudre superfine et 50 grammes de plomb.

Le centre de la gerbe varie notablement avec la charge ou, plus exactement, avec la vitesse des plombs. Tous les fusils à bascule expérimentés portent, à partir d’une certaine charge, d’autant plus bas que la charge est plus forte.

La plupart des fusils calibre 16 à bascule se trouvent tellement mal réglés avec des charges un peu fortes que, si l’on vise exactement avec un canon choke-bored, toute la partie dense de la gerbe passe au-dessous du centre du but. C’est le défaut de réglage et l’habitude qu’ont les chasseurs d’essayer leurs fusils trop loin et sur des cibles trop petites qui ne peuvent recueillir qu’une partie des plombs qui ont fait croire à tant d’entre eux que le tir est plus ou mains serré suivant la charge de poudre, Il est évident que si un fusil est très mal réglé avec de fortes charges, en tirant sur une cible petite et éloignée, il n’atteindra le but qu’avec une portion peu garnie de la gerbe. De là à conclure que la charge employée disperse le plomb, il n’y a qu’un pas pour ceux qui ne se rendent pas compte que la partie la plus garnie de leur gerbe a passé au-dessous du but.

La plupart des fusils à bascule sont relativement mieux réglés aux fortes charges que les fusils calibre 16.

Les variations dans le réglage des fusils de chasse sont dues à l’influence des vibrations du canon. Les variations du réglage en hauteur sont dues surtout à l’inertie· de la crosse et à son excentricité par rapport à l’axe du canon. Les variations du réglage en direction sont dues en partie à la position excentrique de chaque canon par rapport au plan vertical de symétrie de l’arme, ainsi qu’au manque de rigidité de l’assemblage du canon et de sa fermeture dans les fusils à bascule.

Cette dernière influence est d’autant plus sensible que la poudre est plus vive.

Il n’y a pas d’appareil permettant de corriger des écarts de réglage en direction. Les écarts en hauteur peuvent être atténués en disposant une hausse maintenue sur la bande des canons, près de la culasse, au moyen d’une vis. cette hausse (voy. la figure , p. 228), laisse à la ligne de visée son aspect habituel et laisse le pointage rapide sur un objet en mouvement aussi facile qu’avec un fusil bien établi et sans hausse. Pour déterminer la hauteur à donner à la hausse, on exécutera un tir à 10 mètres, on déterminera la position du centre de la gerbe. Une simple proportion fixera la hauteur à donner à la hausse. Cette hauteur s’est trouvée être de 5 à 7 millimètres pour la plupart des fusils calibre 16 que M. le capitaine Journée a expérimentés. Ce remède est applicable aux fusils déjà construits.

Correction. de pointage. — Le bon réglage du fusil est la condition essentielle d’un bon tir, car il est impossible à un chasseur de .tenir compte des défauts de réglage de son arme pour faire des corrections de pointage. Il suffit d’énumérer ces différentes corrections pour justifier cette affirmation.

Le chasseur idéal qui penserait à tout dans le temps qui s’écoule entre le moment où il aperçoit une pièce et celui où il fait partir le coup, et qui, de plus, aurait une organisation physique susceptible d’exécuter exactement le pointage voulu, aurait à déterminer, dans chaque cas :

1 ° L’utilité ou l’inutilité de la correction de pointage.

2° La durée du trajet du plomb employé.

3° La vitesse du but et sa direction.

4° Le retard personnel au tireur provenant de l’intervalle de temps qui s’écoule entre l’instant où le tireur commande au doigt d’agir, et celui où le doigt exécute le commandement.

Cet intervalle de temps varie entre trois dixièmes de seconde pour un tireur novice et lin dixième de seconde pour un tireur exercé.

5° La durée de mouvement de la gâchette avant le déclenchement.

6° Le temps que le chien met à s’abattre, temps qui varie entre un centième et un dixième de
seconde suivant la nature du ressort et le moment d’inertie du chien.

7° Le temps qui s’écoule entre l’instant où l’amorce est frappée et celui où la charge sort du canon (3 à 6 millièmes de seconde) .

Plus le but est rapproché, plus la correction de pointage est relativement grande, et plus clic a d’influence sur les résultats du tir.

A 20 mètres, en visant correctement le centre du but, on est certain de le manquer. Ces chiffres sont parfaitement d’accord avec la réalité des faits et tout chasseur sait combien il est fréquent de manquer une pièce de gibier qui vous pari dans les jambes quand on se presse pour tirer. En terrain découvert, le chasseur très expérimenté laisse filer la pièce et ne cherche à la tirer que quand elle est à environ 30 mètres. Dans le tir de chasse, 1 a correction de pointage tire son importance moins de la durée de trajet du plomb que de la lenteur des transmissions nerveuses.

8° L’effet du vent est assez important pour que la déviation produite par un fort vent de côté soit supérieure au rayon de la gerbe efficace au delà de la portée de 40 mètres.

Au delà de cette distance on manquera donc à peu près sûrement toute pièce de grosseur moyenne pointée directement et située de telle sorte que le vent soit perpendiculaire à la ligne de tir.

Enfin, les écarts personnels des tireurs peuvent varier dans des limites considérables suivant leur état nerveux.

Devant un fauve dangereux, devant une pièce inoffensive qui part inopinément, devant le danger ou dans la surprise, les nerfs se surexcitent, le tireur devient agité et tout tireur expérimenté sait quels écarts énormes on peut commettre dans ce cas.

Que de cavaliers ont passé à quelques mètres de fantassins, ont été visés, tirés et manqués ! On n’a cependant pas souvent un gibier offrant une pareille surface. Que de gens tirent des coups de revolver presque à bout portant et manquent leur homme !

Il est impossible de fixer la limite maxima des écarts d’un tireur agité ; mais on connaît la limite minima des écarts d’un tireur parfaitement calme tirant soit posément, soit rapidement sur des buts fixes ou mobiles.

Il n’a pas été lait d’expériences spéciales avec des fusils de chasse, mais il en a été fait d’innombrables avec des fusils de guerre de tout modèle.

Ces tirs renseignent parfaitement sur les écarts que l’on fait dans le tir de chasse quand on tire sans trop se presser sur une pièce qui part bien.

En tirant sans émotion avec des fusils de guerre, en visant sommairement et en lançant le coup de fusil, comme on le fait à la chasse, on observe des écarts probables de 0,3m à 0,7m à la portée de 100 mètres. Ces écarts sont proportionnels à la distance, ils sont donc de 3 à 7 centimètres à la portée de 10 mètres. Les tireurs qui obtiennent 5 centimètres d’écart à 10 mètres peuvent être considérés comme exceptionnellement adroits.

Si on compare ces écarts à ceux de la gerbe de plomb, on voit que les écarts du chasseur peu exercé, tirant avec calme sont souvent supérieurs à l’ouverture de la gerbe de plomb et qu’en général dans le tir à bonne portée, le chasseur manque plus de gibier par sa faute que par celle de son armement.

Les considérations qui précèdent ont permis à M. le capitaine Journée de dresser un tableau fixant les distances limites au delà desquelles on peut, dans un tir parfaitement réglé, tuer à peu près sûrement le lièvre, la perdrix. et la caille.

Ce tableau montre que les plombs les plus avantageux pour tirer aux grandes distances sont :

Les n° 2 à 6 pour le lièvre, 6 à 8 pour la perdrix, 8 à 10 pour la caille.

Procédés pour pouvoir tuer le gibier de loin — Le gibier devient, par sélection, de plus en plus sauvage, car les trop confiants disparaissent sous les coups des chasseurs et il ne reste plus que les méfiants ; on est donc conduit à rechercher les moyens de tuer le gibier de plus en plus loin, soit par des armes tirant le plomb en mitraille, soit en réalisant l’idée de l’obus il balle employé comme projectile de chasse.

Pour tuer le gibier de loin, il faut un fusil de fort calibre, tirant de fortes charges de gros plomb avec une grande vitesse initiale, mais on a alors une arme et des munitions lourdes et coûteuses et le désagrément d’un fort recul. De la grenaille faite d’un métal très dense (or ou platine) serait supérieure à la grenaille de plomb, mais le prix en est prohibitif.

Quand on voudra accroître notablement la distance à laquelle il est possible de tuer le gibier, M. le capitaine Journée estime que la seule solution susceptible de donner un fort accroissement de portée efficace consistera à copier ce qui s’est fait dans l’artillerie quand on a voulu pouvoir envoyer des gerbes serrées de petites balles bien au delà de la portée où il était possible de les envoyer en tirant à mitraille. On sera donc conduit à tirer dans le fusil de chasse le diminutif des obus à mitraille. La fusée de cet obus serait fusante, il serait désirable que ses écarts de durée ne dépassent pas 1/30 de seconde, cc qui correspondrait à des écarts de 10 mètres en portée sur le point où se produirait l’éclatement.

Les fusées seraient réglées de façon à éclater à des portées déterminées et on aurait des munitions pour tirer à 80, 120, 160 mètres ..... De pareilles munitions ne sauraient coûter moins de 5 francs le coup. La question pécuniaire est la plus difficile des questions à résoudre pour réaliser cette idée.

Telles sont, en résumé, les principales données relatives aux fusils de chasse établies théoriquement et expérimentalement par M. le capitaine Journée. Nos lecteurs amateurs de chasse sauront en apprécier l’importance et l’intérêt.

Messages

  • j aimerai bien savoir la diférence de la porté des fusils de chasse à diférents calibre pour une meme plombe
    en effet pour un plombe de 6 qu’ elle est la porté max pour le calibre 12 et le calibre 16 donc qu elle est l arme qui a le max de poprte

  • Bonjour,
    Je suis admiratif de cette belle étude. De plus, j’ai eu l’occasion de rencontrer Mr Journée au cours d’un stage à l’Ecole d’application du train en 1992.
    J’aurais voulu en savoir davantage en ce qui concerne la dérive des plombs par grand vent. Je chasse la palombe et le canard, souvent par vent d’environ 70 km heure.
    Merci,
    François THOMAS

  • Après un tir au fusil de chasse sur des oiseaux volant haut ou haut perché, les plombs retombent vers le sol... Quel est leur force...? Peuvent-ils blesser quelqu’un ou des animaux...? Peuvent-ils endommager du matériel...?

    • Bonjour,

      Comme vous l’avez lu dans cet article, la dangerosité de la grenaille diminue assez vite avec la distance.
      Cette diminution est avant tout due à l’éparpillement des grains ; leur vitesse n’entrant pas vraiment en ligne de compte. Peuvent-ils blesser quelqu’un ou des animaux...? imaginez-vous recevant un grain de plomb tombant d’une hauteur assez importante dans l’œil. Quelques conséquences croyez-vous qu’il en résultera ? Bien sûr, cet accident a bien moins de chance de ce produire qu’une blessure lors d’un tir direct. Pour ce qui est d’endommager du matériel, tout dépend de ce qui est touché. Mais le risque n’est pas nul.. ni de blesser, ni de d’endommager.

  • Il est d’usage chez les militaires de nommer le grade qu’ils ont atteint en fin de carrière quand on parle d’eux , c’est donc le « général » Journée.
    Quant à la date de parution de l’ouvrage sur le tir des fusils de chasse , c’est 1920.
    L’auteur de cet ouvrage, qui faisait référence en matière de balistique, est cité dans deux autres (plus modernes heureusement), « les armes de chasse à canon lisse » de monsieur Fonteneau (édition Crépin-Leblond) et « l’histoire du fusil » de monsieur de Florentiis (édition De Vecchi), le premier est un excellent ouvrage de pédagogue dont il est dommage que l’éditeur n’ait pas pris la précaution de le faire relire avant de l’imprimer car il est constellé de coquilles, quant au deuxième il a été traduit dans un français exemplaire qui fait honneur à notre langue et l’étude m’a semblé plus complète car elle traite aussi des armes de chasse à canons rayés et rappelle l’histoire des armes à feu ce qui n’est pas inutile.
    Il est certainement d’autres ouvrages et peut-être plus récents sur ce sujet qui nous intéresse et je saurais gré au responsable de ce forum ou à ces lecteurs de nous en faire part.
    Merci par avance.

  • Je cherche encore comment faire comprendre aux lecteurs de ce site que je ne fais que mettre en ligne des articles trouvés dans des revues d’information scientifique anciennes. Je ne modifie en rien le texte hormis pour corriger quelques fautes d’orthographe ou quelques coquilles. Si le général Journée n’était que capitaine en 1888, je ne me suis pas permis de modifier. Par ailleurs, il est bien ici question d’un mémoire rédigé par le capitaine Journée en 1888 et non de l’ouvrage qu’il a publié en 1920. Celui-ci étant sans doute la version mise à jour de celui-là.

    Cordialement.

  • Peut -on régler pour l’attenuer le recul d’un fusil ? Indépendamment du choix des cartouches ??

    • Certaines armes modernes sont équipées de dispositifs permettant d’atténuer le recul, mais pas les anciennes. Diminuer la charge des cartouches est le seul moyen d’y parvenir efficacement. Une autre solution, au résultat moins évident, est d’équiper la crosse des armes d’épaules avec un amortisseur en caoutchouc : si cela ne diminue pas le recul, cela le diffuse de manière différente et peut s’avérer plus confortable pour le tireur.

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