Ajouter ce site à vos favoris ! | Rejoignez-nous sur Google+ |

Accueil > Articles scientifiques > Expositions universelles et internationales > Paris 1900 > Le globe céleste à l’Exposition

Le globe céleste à l’Exposition

Revue Scientfique, 4e série - Tome XIV : N°°22 - 2 Juin 1900

Mis en ligne par Denis Blaizot le dimanche 8 mars 2009

Nous trouvons les renseignements suivants sur le globe céleste installé à l’Exposition universelle, dans une communication de M. de Tedesco devant la Société des ingénieurs civils.

La voûte est constituée par une carcasse métallique en fers à simple T, recouverte de papier bleu ; les étoiles y sont représentées par des verres taillés qu’éclairent des lampes à incandescence. Cet ensemble est suspendu en des points multiples aux fermes qui supportent la voûte extérieure, dont le diamètre est de 41 mètres.

Les spectateurs peuvent accéder à un observatoire sphérique de 8 mètres de diamètre, ayant un mouvement de rotation sur lui-même, à raison d’un tour en trois minutes. Cette petite sphère représente la Terre. Elle est divisée en plusieurs étages, de manière à permettre d’observer le mouvement apparent des étoiles à toutes les latitudes. Le mouvement est donné par un arbre vertical sur crapaudine entrainé à l’aide d’une vis sans fin absorbant 50 ampères sous 110 volts. Pour s’opposer au dévers pouvant provenir d’une répartition dissymétrique du public, la sphère est munie à sa base de galets de guidage roulant sur un monorail circulaire.

Cet ensemble mécanique est établi sur un pylône en bois de 12 mètres de hauteur présentant la forme d’une pyramide octogonale.

Le globe extérieur est un comble sphérique destiné à abriter et porter le globe intérieur ; il a 34 mètres de hauteur au-dessus du plancher du deuxième étage du socle ; ce dernier s’élève à 18 mètres au-dessus du sol. Par les jours de ce socle apparaît une calotte sphérique de 4m,25 de hauteur et de 25 mètres de corde, qui produit l’illusion que la sphère se continue dans le socle lui-même et est complète.