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Georges Pouchet

Notice nécrologique publiée dans La Nature n°1088 du 7 avril 1894

Mis en ligne par Denis Blaizot le vendredi 13 février 2009

Encore un deuil à enregistrer dans le monde de la science. Le Dr Georges Pouchet, professeur d’anatomie comparée au Muséum d’histoire naturelle est mort le 29 mars 1894 à l’âge de soixante et un ans. Né à Rouen le 26 février 1855, reçu docteur en médecine et docteur es sciences, Georges Pouchet était le fils de Félix Pouchet, le naturaliste bien connu, dont la lutte impuissante en faveur des générations spontanées a eu jadis le plus grand retentissement. Georges Pouchet était un travailleur énergique et lin naturaliste passionné. Entré en 1865 au Muséum comme aide naturaliste et chef des travaux anatomiques, il fut destitué en 1869 à la suite d’un article publié dans l’Avenir National sur la transformation du Muséum en école d’agronomie. En 1875, il fut réintégré dans l’Université en qualité de suppléant de Paul Bert à la Sorbonne. Il devint ensuite maître de conférences à l’école normale, puis, ,enfin, en 1879, professeur d’anatomie comparée au Muséum d’histoire naturelle. Outre sa thèse pour le doctorat (Les colorations de l’épiderme), M. Georges Pouchet a publié plusieurs ouvrages d’histoire naturelle fort estimés. C’était un professeur éloquent, et un écrivain fécond. Ses mémoires scientifiques ne sont pas la seule œuvre de Pouchet. On a de lui un grand nombre de publications qui ont été insérées dans les journaux, Le Temps, la Revue des Deux-Mondes, la Revue scientifique, etc. Comme l’a dit M. le professeur Grimaud le jour des obsèques : « Rien en Georges Pouchet ne rappelait le savant courbé par l’étude des livres, blémi par l’atmosphère des laboratoires. C’est qu’il ne consultait pas seulement la nature morte, il allait étudier la nature vivante dans le sein de son habitat ; il aimait surtout le monde vivant de la mer, et son amour de la science en même temps que son humeur voyageuse l’emportaient souvent loin de nous ; il préférait surtout les régions du Nord, l’Islande, la Laponie, le Spitzberg ; il semblait que, par une mystèrieuse hérédité, l’œuvre de ses grands ancêtres, les Normands, revivait en lui et le ramenait vers les lieux de sa primitive origine. »
Le professeur d’anatomie a laissé toute sa fortune à la Société de biologie dont il fut un des membres assidus ; il était partisan de la crémation, et a été suivant ses dernières volontés incinéré dans le four crématoire du cimetière du Père Lachaise, à Paris.

Voir également l’article nécrologique paru dans La Science Illustrée n°336 du 5 mai 1894

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