Conversation sur les mathématiques

Pierre Cartier, Jean Dhombres, Gerhard Heinzmann, Cédric Villani & Sylvestre Huet
Dimanche 2 juin 2019 — Dernier ajout samedi 12 septembre 2020
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Ouvrage collectif de : Pierre Cartier, Jean Dhombres, Gerhard Heinzmann, Cédric Villani

Éd. sous la direction de : Sylvestre Huet

Titre : Conversation sur les mathématiques

Collection : Le salon scientifique

Éditeur : (Champs sciences)

À paraître le 27/03/2019

336 pages - 109 x 178 mm Broché

ISBN : 9782081478732

Présentation de l’éditeur :

À la fois langage permettant de décrire la réalité et outil qui façonne notre quotidien, les mathématiques sont bien plus qu’une science. D’Euclide à Bourbaki, comment se sont-elles développées et imposées au cœur de nos sociétés ? Quelle place occupent-elles au sein de notre système éducatif ? Et quelles sont les nouvelles frontières, les nouveaux défis de cette science qui ne s’impose aucune limite ?

Publié en initialement en 2012, sous le titre Mathématiques en liberté aux éditions La ville brûle.

Mon avis : comme Conversation sur la physique, Conversation sur les mathématiques s’ouvre sur un petit avant-propos de Sylvestre Huet, coordinateur de l’ouvrage, suivi d’une présentation de chaque des intervenants par lui-même. Introduction que j’ai trouvé très agréable et de bonne longueur (4 pages max.). Suivent quatre parties :

  1. origines des mathématiques (très courte. Trop courte ?)
  2. Les mathématiques et le réel
  3. L’enseignement des mathématiques et ses enjeux politiques et sociaux.
  4. La recherche en mathématiques. Sa nature et ses enjeux.

La longueur des différentes parties est très variable, allant de 20 à 120 pages.

Après la description, ce que j’en pense.

Peut-être parce que j’ai moins l’occasion de lire des livres ou des articles de vulgarisation en mathématiques, j’ai eu le sentiment d’y apprendre plus de choses qu’avec les Conversation sur la physique.

Par ailleurs les prises de paroles des uns et des autres étant moins longues, le dynamisme de l’ensemble s’en ressent… dans le bon sens. J’ai eu ici beaucoup plus l’impression d’assister à une conversation. Et je préfère largement cette situation.

À la lecture de certains passages, je n’ai pu que penser qu’il serait temps que l’enseignement des mathématiques, au moins jusqu’à la fin de la terminale, s’inspire des remarques faites par ces mathématiciens de renom. Ça m’éviterait d’entendre des c*** comme les maths, ça sert à rien [1] Ainsi Cédric Villani dit, à propos des mathématiques appliquées et de leur enseignement : Je pense que c’est quelques chose qu’on ne peut pas enseigner de manière théorique ; si le professeur fait un cours sur les rapports entre mathématiques, monde réel et société, ça ne passera pas. Il faut partir d’exemples, et montrer comment les mathématiques peuvent être utilisées ici ou là.

En bref : Un livre à lire pour se rafraîchir les idées sur les mathématiques et leurs relations à nos sociétés, de la plus « primitive » à la plus « moderne ».

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[1À cette remarque absurde, je répond toujours que, puisque les maths, ne servent à rien, mon interlocuteur est prié de bien vouloir ne plus utiliser :sa télévision , son smartphone, son ordinateur, sa voiture, etc.". Un grand silence suit généralement cette remarque dite sur un ton peu aimable.